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1. (WO2019043117) METHOD AND DEVICE FOR ESTIMATING THE SQUINT OF AN ANTENNA AND METHOD AND DEVICE FOR FOLLOWING THE POINTING OF AN ANTENNA IMPLEMENTING SUCH A METHOD AND DEVICE, BASED ON A HARMONIC ANALYSIS
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Procédé et dispositif d'estimation du dépointage d'une antenne et procédé et dispositif de poursuite du pointage d'une antenne mettant en œuvre de tels procédé et dispositif, fondés sur une analyse harmonique

DOMAINE TECHNIQUE GENERAL

L'invention concerne un procédé et un dispositif d'estimation précis du dépointage angulaire d'une antenne de réception de télécommunications. Cette information permet essentiellement de prendre une décision relative au respect de normes relatives au rayonnement hors axe quand l'antenne est aussi émettrice.

ETAT DE LA TECHNIQUE

Les stations de télécommunications au sol sont en communication avec des dispositifs mobiles tels que des satellites par l'intermédiaire d'une antenne. Cette antenne doit être correctement pointée vers le mobile pour assurer une bonne qualité de communication sans perturber les autres utilisateurs travaillant dans la même bande de fréquence sur le lien montant.

Au cours de la communication, le mobile peut dériver, ou bien le porteur sur lequel est assise l'antenne peut être mobile et soumis à des mouvements de sorte que l'antenne n'est plus correctement pointée vers le mobile.

Outre la dégradation de la communication un tel dépointage peut entraîner la réception de signaux non désirés ou bien perturber les communications relayées par des dispositifs de communication adjacents ou bien des satellites adjacents quand l'antenne est aussi émettrice.

Aussi, il existe des solutions pour, d'une part estimer le dépointage de l'antenne et, pour d'autre part, repointer l'antenne correctement afin de compenser le dépointage estimé. Dans ce dernier cas, on parle alors de poursuite du pointage ou d'écartométrie constituée sous la forme d'une boucle d'asservissement.

La mesure de dépointage angulaire la plus populaire car la moins chère se fait par une technique dite de « Step-Track » ou « Track While Scan». A ce titre, on pourra se référer aux documents US 6 433 736 et US 7 633 432.

Cette technique comprend l'application à l'antenne d'un mouvement prédéfini de dépointage de faible amplitude (en anglais, « dithering movement ») autour de la direction anticipée de l'émetteur (le satellite ou le mobile). Un récepteur mesure la variation de niveau de signal reçu au long de cette trajectoire et, selon son profil, estime une grandeur proportionnelle à l'angle de dépointage par rapport à cette direction anticipée.

Dans ce cas, le récepteur le plus simple possible est dit « non cohérent » et calcule directement la puissance instantanée du signal reçu dans sa bande passante sans le démoduler.

Le problème est qu'une telle technique est très sensible au rapport signal-à-bruit, elle fournit notamment une réponse dont le facteur d'échelle ou gain (ratio de la réponse de puissance par le dépointage) dépend de cette valeur. On rencontre alors deux inconvénients majeurs pour les systèmes d'antenne intégrant cette solution.

Le premier est qu'on ne sait pas déterminer si on a dépassé l'erreur de pointage maximale autorisée réglementairement pour pouvoir émettre. L'équipement pourrait alors se voir refuser les certifications requises pour être diffusé sur le marché.

Le second est que l'on commet une erreur importante de synthèse de la fonction de transfert pour la boucle d'asservissement de la poursuite. Au mieux, la bande passante de poursuite s'en trouve très réduite (gain plus faible qu'estimé), au pire la poursuite devient carrément instable et l'équipement est inutilisable (gain plus fort qu'estimé).

Ces difficultés sont de plus en plus critiques car les nouvelles techniques de communication (à étalement de spectre, à codage de l'information de plus en plus sophistiqué) exigent de pouvoir fonctionner avec des rapports signaux-à-bruit très faibles voire négatifs (exprimés en décibels). Dans ce cas, la valeur S / (S+N) s'écarte fortement de 1 et le gain s'en retrouve très fortement réduit.

PRESENTATION DE L'INVENTION

L'invention propose de pallier les inconvénients précités.

A cet effet, selon un premier aspect, l'invention propose un procédé d'estimation du dépointage angulaire x d'une antenne pointant vers un satellite ou un mobile éloigné selon un axe d'antenne, l'antenne étant en communication radio avec ce mobile, le mobile émettant sur une porteuse continue modulée en amplitude/phase par un message, dans une bande de fréquence donnée, le procédé comprenant des étapes suivantes :

- application d'un mouvement périodique prédéfini à l'axe d'antenne ;

- réception de signaux radiofréquences issus du mobile au cours d'une période de la trajectoire appliquée, le signal étant reçu sur une bande de fréquence inférieure ou égale à la fréquence du signal émis ;

- détermination sur une échelle logarithmique de la puissance instantanée du signal reçu, ladite puissance instantanée étant obtenue au moyen des étapes suivantes :

- filtrage du signal en fréquence intermédiaire ou en bande de base de tout ou partie du spectre du signal parvenant du mobile ;

- calcul de la tension efficace du signal radiofréquence reçu ou détection quadratique ;

- filtrage de cette tension efficace ;

- calcul du logarithme de cette tension efficace filtrée ;

- décomposition harmonique sur chaque période de la puissance ainsi déterminée en une composante fondamentale et au moins une composante harmonique ;

- estimation du dépointage angulaire x à partir du rapport entre le terme fondamental et une composante harmonique.

L'invention est avantageusement complétée par les caractéristiques suivantes, prises seules ou en une quelconque de leur combinaison techniquement possible.

La composante harmonique d'intérêt est la composante harmonique 2 (H2), l'estimation du dépointage angulaire x étant obtenu à partir du ratio de la composante fondamentale sur la composante harmonique 2.

Le mouvement est de type sinusoïdal ou composition 2D de mouvements élémentaires sur 2 axes orthogonaux de types sinusoïdaux de préférence elliptiques ou Lissajous.

Selon un deuxième aspect, l'invention se rapporte à un procédé de poursuite du pointage d'une antenne, une étape de mesure du dépointage angulaire de l'antenne au moyen d'un procédé d'estimation selon l'invention, ledit procédé comprenant une étape de

- comparaison du dépointage à un seuil, et

- si le dépointage est supérieur au dit seuil, le procédé comprenant une étape d'arrêt de l'émission de l'antenne vers le satellite si l'antenne est aussi émettrice.

Le procédé selon le deuxième aspect de l'invention peut comprendre une étape de comparaison de l'harmonique 2 à deux valeurs de seuils, et si ladite harmonique 2 est comprise entre lesdites deux valeurs de seuil, le procédé comprend une étape de génération d'une consigne de déplacement de l'antenne pour annuler le dépointage estimé.

Selon un troisième aspect, l'invention concerne un dispositif de mesure précise de l'erreur de pointage angulaire d'une antenne comprenant un processeur configuré pour mettre en œuvre un procédé selon le premier aspect de l'invention.

Selon un quatrième aspect, l'invention concerne un dispositif de poursuite du pointage d'une antenne comprenant une unité de commande de l'antenne et un dispositif d'estimation du dépointage angulaire de l'antenne selon le troisième aspect de l'invention et comprenant un processeur configuré pour mettre en œuvre un procédé selon le deuxième aspect de l'invention.

PRESENTATION DES FIGURES

D'autres caractéristiques, buts et avantages de l'invention ressortiront de la description qui suit, qui est purement illustrative et non limitative, et qui doit être lue en regard des dessins annexés sur lesquels :

- la figure 1 illustre un schéma contextuel de l'invention comprenant un dispositif de poursuite pointage d'une antenne ;

- la figure 2 illustre des étapes de procédé de détermination du pointage de l'antenne selon l'invention

Sur l'ensemble des figures les éléments similaires portent des références identiques.

DESCRIPTION DETAILLEE DE L'INVENTION

La figure 1 illustre un système de poursuite du pointage d'une antenne 1 vers un dispositif mobile de communication, par exemple un satellite S. Le satellite S est typiquement géostationnaire et est typiquement un satellite de télécommunication.

Le mobile de communication ou satellite S émet avantageusement un signal radio sur une porteuse continue (c'est-à-dire tel que sa puissance d'émission soit constante) modulée en amplitude/phase par un message aléatoire, dans une bande de fréquence donnée.

L'antenne 1 appartient à une station sol de type connue.

On considère que l'antenne 1 pointe vers le satellite S selon un axe 1 a d'antenne. L'axe 1 a d'antenne forme un angle x avec le satellite S. Cet angle x est le dépointage angulaire de l'antenne 1. L'axe 1 a de l'antenne est typiquement défini comme la direction dans le repère antenne où le gain de cette dernière est maximum.

L'axe 1 a d'antenne est motorisé par un moteur 2 qui reçoit des consignes d'un dispositif 3 de détermination du pointage de l'antenne.

Le dispositif 3 de détermination du pointage de l'antenne 1 est capable d'estimer un dépointage angulaire de l'antenne à partir duquel une consigne de pointage de l'antenne est générée pour être communiquée au moteur 21.

Un tel dispositif de mesure comprend un processeur 31 configuré pour mettre en œuvre un procédé d'estimation du dépointage et un procédé de poursuite du pointage décrits en relation avec la figure 2.

Dans une étape préliminaire (étape E0) un mouvement de dépointage périodique et de cinématique maîtrisée est appliqué à l'axe 1 a d'antenne par l'intermédiaire d'une unité 2 de commande de l'antenne comprenant un moteur 21. Cette trajectoire périodique a une amplitude x1 et une pulsation ω.

Il peut s'agit d'un mouvement sinusoïdal, ellipsoïdal, etc.

L'antenne 1 reçoit (étape E1 ) des signaux radio fréquences. Les signaux sont reçus pendant une durée qui correspond à la période du mouvement de dépointage.

En outre, le signal est reçu sur une bande de fréquences inférieure ou égale à la fréquence du signal émis par le mobile. Ceci permet de récupérer plus facilement le signal puisque le spectre de fréquences correspond à celui de l'émission.

Ces signaux reçus sont convertis (étape E2) en signaux complexes de composantes réelles et imaginaires respectivement I et Q, numériques, en bande de base.

Ensuite, un prétraitement (étape E3) des signaux I et Q est effectué. A l'issue de cette étape de prétraitement, la puissance instantanée du signal est obtenue.

Ce prétraitement comprend un filtrage en bande de base identique de chaque voie I & Q (étapes E31 et E32), de largeur inférieure ou égale à celle des signaux reçus, puis une mesure de la tension efficace instantanée (étape E33), puis un filtrage vidéo (étape E34) en bande étroite et enfin un calcul (étape E35) de la puissance du signal définie dans une échelle logarithmique est effectué à partir de cette tension efficace.

La puissance instantanée en décibels est fonction du logarithme de la tension efficace correspondant à une constante près au logarithme de la puissance logarithmique (E35) de la tension efficace filtrée :

Puissance instantanée = 20.log(tension efficace) = 10.log(puissance)+constante.

Le filtrage bande étroite est mis en œuvre au moyen d'un filtre ayant une fréquence de coupure Fc, Fc valant typiquement la dizaine de Hertz à quelques centaines de Hertz (typiquement 100 Hz).

Une décomposition harmonique de la puissance ainsi obtenue est ensuite effectuée (étape E4) de manière à obtenir une composante fondamentale H1 et au moins une composante harmonique 2 d'intérêt notée H2, voire une composante continue notée H0.

La décomposition harmonique s'effectue en calculant des produits de corrélation sur une période entre la puissance détectée et l'harmonique correspondante du mouvement de dépointage.

La composante continue H0 est donc obtenue en calculant la moyenne du signal obtenu en bout de la chaîne E3 sur une période du cycle de dépointage. Cette moyenneest représentative de la puissance moyenne de signal reçue du mobile.

La composante fondamentale H1 est obtenue en calculant sur une période le produit de corrélation (étape E41) entre le signal obtenu en bout de chaîne E3 et la fonction ayant régi le mouvement de l'antenne autour de la direction anticipée.

Dans le cas d'un mouvement sinusoïdal appliqué à l'antenne la corrélation se fait avec la fonction xl. sin(cu(t)).

La composante harmonique 2 H2 est obtenue en calculant le produit de corrélation (étape E42) entre la puissance du signal et la fonction cos(2. cu(t)).

Il est possible d'estimer en plus les harmoniques d'ordres supérieures comme H3, H4, etc . , ce qui permet potentiellement d'affiner les précisions de calcul de dépointage menés à l'étape suivante.

Ensuite, on estime l'erreur angulaire x (étape E5) à partir des valeurs de HO, H1 et H2, voire H3 ou un ordre supérieur, dont on a préalablement établi les valeurs par un calcul analytique en fonction de l'erreur x, de l'amplitude de dépointage périodique xi , de la largeur du lobe d'antenne à -3dB x0 et du rapport signal à bruit dans la bande de base S/N.

En particulier, ces calculs montrent que le rapport des composantes H1/H2 constitue un estimateur <x> de l'erreur x indépendant de la valeur de rapport du signal à bruit et de la largeur du lobe, ce qui fournit la réalisation la plus simple de l'étape d'estimation E5.

Cet estimé <x> peut être comparée à un seuil S1 (étape E6). Si le dépointage angulaire est supérieur ou égal à ce seuil S1 alors on commande (étape E8) l'arrêt de l'émission de l'antenne vers le mobile ou le satellite si cette dernière est émettrice. Sinon l'émission continue (étape E7). Ces décisions sont communiquées à l'unité de commande de l'antenne 2.

De manière alternative ou complémentaire, l'harmonique 2 H2 peut être comparée à deux seuils S2 et S3 (étape E9). Si l'harmonique 2 H2 est comprise entre les deux seuils (c'est-à-dire S2≤ H2≤ S3) alors une consigne de re-pointage -<x> est déterminée (étape E10). Dans le cas contraire, aucune compensation n'est effectuée (étape E1 1 ). Là encore ces décisions sont communiquées à l'unité de commande de l'antenne 2.

La consigne permet de compenser le dépointage angulaire calculé pour que l'antenne pointe correctement vers le satellite.

Ci-dessous on démontre que le ratio x/xi est proportionnel au quotient des composantes fondamentale 1 et harmonique 2, relié à ce quotient par une constante fixe ne dépendant que de l'amplitude du mouvement effectué indépendante du rapport signal à bruit.

Soit une antenne 1 ayant des dimensions supérieures à 10.λ (avec λ la longueur d'onde des signaux radiofréquences reçus par l'antenne).

L'antenne possède un gain d'antenne :

G(dB) = G0(dB) - + 10 * log[exp -2.77 * (J-)2)]

avec X=x + xl. sin(cu(t)) (décrivant la trajectoire totale de l'antenne).

En considérant un mouvement périodique d'équation xl. sin cu(t) appliqué à l'antenne 1 (l'antenne étant soumise à un mouvement xl. sin ω(ϋ) + x) on a

G(dB) = G0(dB) - 12,04 (ΞΙΞΗΞ^)2

En notant S comme la puissance moyenne de signal utile reçue par l'antenne pointée dans l'axe et N le bruit fixe recueilli dans toute la bande de base, on calcule la puissance moyenne du signal reçu (en décibels) W(dB) obtenue à l'issue de l'étape de pré-traitement (étape E2) qui est donnée par :

W(dB)=10*log(N+S*exp(-2.77*[(x+x1*sin(œt))/x0]2 ))

W(dB)=Cte+10*log[1 +S/(S+N)*(exp(-2,77*[(x+x1*sin(œt))/x0]2 )-1 )]

Si S<N et si les mouvements d'antenne sont de faible amplitude autour de son axe on a alors l'approximation :

W(dB)*Cte+10/M*S/(S+N)*(exp(-2,77*[(x+x1*sin(œt))/x0]2 )-1 )

W(dB)*Cte-12.04*S/(S+N)*[(x+x1*sin(œt))/xo]2

W(dB)*Cte-12.04*S/(S+N)*[x2+2x*x1*sin(œt))/xo+xi2/xo2sin2(œt)]

W(dB)=Cte'-12.04*S/(S+N)*(x1/x0)2*[2*x/x1 * sin(œt)-cos(2œt)/2]

M=ln(10)=2,3

Soit l'expression du terme fondamental H1 donné par l'expression suivante

12,04.

S + N

L'harmonique 2 H2 est donnée par la corrélation de la puissance du signal reçu avec un terme cosinus calculé sur une période entre 0 et 2π, soit :


On obtient alors le rapport :

HL - 4 X

H2

On constate que le rapport entre le fondamental et l'harmonique 2 est indépendant du rapport signal à bruit. On remarque aussi que le rapport est

indépendant de l'échelle de conversion logarithmique utilisée (népérien, base 10, 2 ou autre...). En revanche, cette proportionnalité n'est plus exacte si l'on n'a pas exprimé les puissances H1 et H2 par une échelle logarithmique. La conversion logarithmique n'est donc pas ici utilisée selon une convention d'ingénieur mais bien parce que c'est un procédé qui permet d'obtenir une la valeur correcte de dépointage, sans qu'il y ait besoin de calibrage ni de détermination d'un gain de proportionnalité, ni de correction de défaut de linéarité.

Bien entendu, ces qualités demeurent valables pour tout type de trajectoire appliquée à l'antenne 1 présentant une périodicité, quels que soient la taille du lobe d'antenne, l'amplitude du mouvement de recherche x1 , l'erreur axiale de pointage x.

L'estimateur <x> est donc défini par la fonctionnelle suivante :