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1. WO2020193895 - SUSPENSION REGLABLE COMPRENANT UN DISPOSITIF DE DISTRIBUTION DE FLUIDE

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[ FR ]

Suspension réglable comprenant un dispositif de distribution de fluide

Domaine Technique

La présente invention concerne le domaine des suspensions réglables pour vélo et notamment des suspensions dont la précontrainte peut être réglée. De telles suspensions peuvent équiper une fourche ou un amortisseur de vélo.

La précontrainte d’une suspension est également appelée SAG, et correspond à l’affaissement de la suspension en fonction du poids de l’utilisateur. La précontrainte est généralement associée à un pourcentage de la course totale de la suspension entre une position comprimée et une position non comprimée. La précontrainte adaptée est différente pour chaque utilisateur et doit donc être réglée avant l’utilisation du vélo.


On connaît des suspensions de vélo à ressort mécanique dans lesquelles la précontrainte est réglée en ajustant la contrainte exercée sur le ressort au repos. Un inconvénient de ces suspensions est que le ressort mécanique est généralement très lourd et qu’il n’offre pas une plage de réglage de précontrainte suffisamment grande. Aussi, il est parfois nécessaire de changer le ressort mécanique en fonction du poids de l’utilisateur.

On connaît également des suspensions à air dans lesquelles la précontrainte est réglée en ajustant la pression de l’air dans la suspension.

La pression est généralement ajustée manuellement à l’aide d’une pompe à air manuelle. On réalise alors une procédure d’ajustement de la pression par tâtonnement, dans laquelle il est généralement nécessaire d’injecter de l’air dans la suspension puis d’éjecter de l’air hors de la suspension à plusieurs reprises.

La procédure de réglage de la précontrainte implique alors une répétition importante et fastidieuse d’étapes afin d’obtenir la précontrainte souhaitée.

Il est par ailleurs connu du document EP2573420 une suspension comprenant une chambre principale, une chambre secondaire et un élément de contrôle mobile

permettant de mettre en communication alternativement la chambre principale avec la chambre secondaire et la chambre secondaire avec l’extérieur de la suspension, afin de réduire progressivement la pression de la chambre principale.

La pression dans la chambre principale est donc initialement portée à une valeur excessive puis est réduite manuellement et par tâtonnement par l’utilisateur, jusqu’à atteindre une précontrainte qui lui parait convenable.

Un inconvénient de cette suspension est que l’utilisateur doit estimer lui-même lorsque la précontrainte lui semble satisfaisante et qu’il n’est pas guidé dans ce réglage. Il ne peut donc pas régler la précontrainte à une valeur adaptée à son propre poids. Le réglage de la précontrainte est particulièrement long, difficile et imprécis.

En outre, si la pression dans la chambre principale devient insuffisante, l’utilisateur doit de nouveau injecter de l’air dans la suspension et répéter les actions de réglage manuel de la précontrainte, ce qui est très contraignant.

Exposé de l’invention

Un but de la présente invention est de proposer une suspension réglable pour vélo remédiant aux problèmes précités.

Pour ce faire, l’invention porte sur une suspension réglable pour un vélo, comprenant:

un corps de suspension ayant un fond ;

un piston disposé dans le corps de suspension et comprenant une tête de piston, le fond et la tête de piston délimitant une chambre principale à l’intérieur dudit corps de suspension, le piston étant mobile en translation dans le corps de suspension; et

un dispositif de distribution de fluide comprenant une entrée principale de fluide configurée pour injecter un fluide dans la suspension et une sortie de fluide, le piston pouvant prendre une première position dans laquelle le dispositif de distribution de fluide est configuré pour amener le fluide injecté par l’entrée principale de fluide dans la chambre principale de manière à déployer le piston et une deuxième position dans laquelle le dispositif de distribution de fluide est configuré pour guider le fluide injecté par l’entrée principale de fluide vers la sortie de fluide afin d’évacuer le fluide hors de la suspension.

Sans sortir du cadre de l’invention, la suspension peut être une suspension avant ou une suspension arrière de vélo. De manière non limitative, il peut s’agir d’une suspension pneumatique et/ou hydraulique.

L’entrée principale peut être connectée à une pompe ou à une cartouche de fluide, afin d’injecter le fluide dans la suspension. La sortie de fluide débouche hors de la suspension réglable.

La suspension comprend de préférence un tube extérieur et un tube intérieur mobile en translation à l’intérieur du tube extérieur. Le piston est de préférence solidaire du tube extérieur de sorte qu’il est fixe par rapport audit tube extérieur. Le tube intérieur forme de préférence le corps de suspension, de sorte que la chambre principale est ménagée dans le tube intérieur. L’entrée principale de fluide est de préférence solidaire du tube intérieur, de sorte qu’elle est fixe par rapport audit tube intérieur. Le piston et le corps de suspension décrivent de préférence un mouvement relatif de translation l’un par rapport à l’autre, selon un axe de coulissement.

De préférence, mais pas nécessairement, pour régler la précontrainte de la suspension, l’utilisateur monte sur le vélo afin d’y exercer son poids, de manière à exercer son poids sur la suspension afin de la comprimer. Sans sortir du cadre de l’invention, la suspension peut être comprimée de différentes façons, par exemple en plaçant un poids sur le vélo. Compte-tenu du poids exercé, le piston est déplacé vers le fond du corps de suspension et est placé dans la première position.

L’utilisateur injecte alors du fluide, par exemple de l’air, un gaz ou un liquide, via l’entrée principale de fluide. Le piston coopère avec le dispositif de distribution de fluide pour mettre la chambre principale et l’entrée principale de fluide en

communication fluidique. Le fluide est donc guidé jusque dans la chambre principale, ce qui a pour conséquence d’y augmenter la pression et donc la précontrainte (ou SAG). Le fluide exerce alors un effort sur le piston de sorte que ce dernier est déployé et s’éloigne du fond du corps de suspension. Le tube intérieur est déplacé en translation par rapport au tube extérieur, vers le haut.

Le piston est ensuite placé dans la deuxième position, dans laquelle le dispositif de distribution met l’entrée principale de fluide et la sortie de fluide en

communication fluidique. Le fluide injecté par l’entrée principale de fluide est donc guidé directement vers la sortie de fluide et est évacué hors de la suspension réglable. Le fluide n’est alors plus injecté dans la chambre principale. Dans la deuxième position, si l’injection de fluide est poursuivie, le fluide injecté n’est pas maintenu dans la chambre principale de fluide. Le fluide injecté par l’entrée principale de fluide alors que le piston est dans la deuxième position est guidé directement vers la sortie de fluide. La pression dans la chambre principale n’augmente plus. Dans cette deuxième position, la précontrainte est réglée à une valeur adaptée à l’utilisateur.

De préférence, le piston passe de la première position à la deuxième position par translation selon l’axe de piston.

Grâce à l’invention, lorsque le piston atteint la deuxième position, la

précontrainte est maintenue à une valeur constante, de sorte que son réglage est interrompu. L’utilisateur n’est alors pas tenu d’ajuster la précontrainte par

tâtonnement. Lorsque le piston est dans la deuxième position, la précontrainte est réglée précisément et l’utilisateur n’a pas besoin de réaliser des tests et ajustements manuels supplémentaires. De plus, dans la mesure où l’utilisateur monte sur le vélo lors du réglage, la précontrainte réglée est fonction de son poids.

En outre, l’invention permet de s’affranchir du risque d’introduire une pression de fluide trop importante dans la chambre principale, ce qui contraindrait l’utilisateur à vider le fluide présent dans la chambre principale avant d’injecter de nouveau du fluide via l’entrée principale de fluide.

La précontrainte de la suspension réglable selon l’invention peut donc être réglée rapidement et précisément.

L’utilisateur peut alors descendre du vélo, de manière à ne plus exercer son poids sur la suspension. La suspension n’est alors plus contrainte par le poids de l’utilisateur. En raison de la pression du fluide présent dans la chambre principale, un effort est exercé sur le piston, tendant à l’éloigner davantage du fond du corps de suspension. Le piston est amené dans une troisième position, formant une position de repos, dans laquelle ledit piston est sensiblement entièrement déployé.

Dès lors, lorsque l’utilisateur monte sur le vélo, le piston est translaté de la troisième position à la deuxième position et la course du piston entre ces troisième et deuxième positions correspond à la précontrainte réglée précédemment.

Avantageusement, le volume de la chambre principale lorsque le piston est dans la première position est inférieur au volume de la chambre principale lorsque le piston est dans la deuxième position. Le réglage de la suspension se fait par injection de fluide, en augmentant progressivement le volume de la chambre principale de fluide pour faire passer le piston de la première position à la deuxième position.

Préférentiellement, le dispositif de distribution de fluide est configuré de sorte que le fluide injecté par l’entrée principale de fluide reste dans la suspension lorsque le piston est dans la première position. La pression dans la chambre principale augmente lors du réglage de la précontrainte, jusqu’à ce que le piston atteigne la deuxième position. La chambre principale de fluide ne se vide pas lors de l’injection de fluide. Un intérêt est de permettre le réglage de la précontrainte uniquement par injection du fluide.

Selon un aspect particulièrement avantageux de l’invention, le dispositif de distribution de fluide est configuré pour amener automatiquement le piston de la première position à la deuxième position lorsque du fluide est injecté par l’entrée principale de fluide. Le fluide injecté dans la chambre principale déplace le piston de la première position à la deuxième position, sans intervention supplémentaire de l’utilisateur. Un intérêt est de s’affranchir d’une étape d’ajustement manuel de la précontrainte. L’utilisateur peut amener le SAG à la valeur adaptée uniquement en injectant le fluide, de sorte que le réglage de la précontrainte est facilité.

Grâce à l’invention, le réglage de la précontrainte est donc particulièrement rapide. En outre, le SAG est réglé précisément et maintenu à la valeur adaptée.

De préférence, le dispositif de distribution de fluide comprend un canal principal communiquant fluidiquement avec l’entrée principale de fluide et comportant au moins un orifice d’évacuation, la suspension réglable comprenant une enceinte mobile en translation avec le piston par rapport au canal principal, l’orifice

d’évacuation débouchant dans ladite enceinte lorsque le piston est dans la première position et débouchant hors de l’enceinte lorsque le piston est dans la deuxième position.

Le dispositif de distribution de fluide comprend de préférence un conduit s’étendant dans le corps de suspension et dans lequel est ménagé le canal principal. Ledit conduit est de préférence solidaire du tube intérieur de la suspension, de sorte que le canal principal est fixe par rapport audit tube intérieur.

L’enceinte forme avantageusement une chambre hermétique avec ledit conduit. Le fluide injecté par l’entrée principale de fluide, lorsque le piston est dans la première position, est amené par le canal principal dans ladite enceinte via l’orifice d’évacuation. L’entrée principale de fluide communique alors fluidiquement avec l’enceinte via le canal principal. Le fluide est contenu dans ladite enceinte et n’est pas amené vers la sortie de fluide.

En parallèle, le fluide est amené dans la chambre principale, ce qui a pour conséquence de déplacer le piston en translation par rapport au canal et à l’orifice d’évacuation, jusqu’à ce que le piston soit placé dans la deuxième position et que ledit orifice d’évacuation débouche hors de l’enceinte.

En d’autres mots, l’injection du fluide dans la chambre principale conduit au déplacement en translation relatif du dispositif de distribution de fluide, et notamment du canal principal, par rapport à l’ensemble formé du piston et de l’enceinte.

Dans cette deuxième position du piston, la sortie de fluide est en communication fluidique avec l’entrée principale de fluide via le canal principal. Le fluide injecté est donc amené vers la sortie de fluide par le canal principal.

Un intérêt de cette configuration est de permettre la mise en communication fluidique rapide de l’entrée principale de fluide avec la sortie de fluide, de manière à interrompre rapidement l’injection de fluide dans la chambre principale. En outre, cette mise en communication fluidique est réalisée automatiquement par l’injection du fluide via l’entrée principale de fluide, ce qui facilite d’autant plus le réglage de la précontrainte.

Avantageusement, le piston comprend une tige de piston coopérant avec la tête de piston, le canal principal s’étendant au moins en partie dans ladite tige de piston. Le canal principal traverse de préférence la tête de piston. La tige de piston et le canal principal s’étendent de préférence selon l’axe de piston, de sorte que le canal principal est mobile en translation selon ledit axe de piston, relativement au piston.

Le canal principal est donc guidé dans son mouvement de translation relatif par rapport au piston.

De préférence, l’enceinte est disposée au moins en partie dans la tige du piston. Un intérêt est de permettre le déplacement relatif du piston et de l’enceinte tout en limitant l’encombrement général de cet ensemble. L’enceinte présente de préférence la forme d’un cylindre ayant un diamètre légèrement inférieur à celui de la tige de piston.

Préférentiellement, ledit au moins un orifice d’évacuation débouche dans une chambre d’évacuation communiquant fluidiquement avec la sortie de fluide, lorsque ledit piston est dans la deuxième position. Dans la deuxième position du piston, l’orifice d’évacuation débouche dans la chambre d’évacuation de sorte que le fluide injecté via l’entrée d’air est amené par le canal principal dans ladite chambre d’évacuation. Cette chambre d’évacuation permet alors d’amener le fluide vers la sortie de fluide et donc hors de la suspension réglable.

De manière avantageuse, l’enceinte et le canal principal s’étendent dans la chambre d’évacuation. Un intérêt est de réduire l’encombrement de la suspension.

La chambre d’évacuation est de préférence cylindrique et présente un diamètre légèrement supérieur au diamètre de l’enceinte. La chambre d’évacuation est avantageusement solidaire du piston et du tube extérieur de la suspension.

L’enceinte est de préférence solidaire de la chambre d’évacuation.

Préférentiellement, le dispositif de distribution de fluide comprend en outre un canal secondaire communiquant fluidiquement avec l’entrée principale de fluide et avec la chambre principale pour amener le fluide injecté par l’entrée principale de fluide dans ladite chambre principale, lorsque le piston est dans la première position. Le fluide injecté par l’entrée principale est donc simultanément amenée dans le canal principal et dans le canal secondaire.

Selon un aspect particulièrement avantageux de l’invention, le canal secondaire comprend une valve anti-retour configurée pour empêcher le fluide de s’échapper de la chambre principale lorsqu’elle est dans un premier état, et pour permettre au fluide de s’échapper de la chambre principale lorsqu’elle est dans un deuxième état.

La valve anti-retour est configurée pour permettre l’entrée du fluide dans la chambre principale lorsque la pression dudit fluide en amont de ladite valve anti retour est supérieure à un seuil de pression prédéterminé.

Lorsque l’utilisateur débute le réglage de la précontrainte et déclenche l’injection du fluide, le piston étant dans la première position, la pression du fluide injecté est initialement insuffisante pour permettre l’entrée du fluide dans la chambre principale. Le fluide est donc amené dans l’enceinte.

Dans cette première position du piston, le dispositif de distribution de fluide forme un ensemble clos configuré pour contenir le fluide injecté. Aussi, la pression au sein de l’enceinte et du canal principal augmente progressivement avec l’injection de fluide, jusqu’à atteindre le seuil de pression prédéterminé. Dès lors, la valve anti retour s’ouvre et permet l’entrée du fluide dans la chambre principale. Ceci entraîne un déplacement du piston dans une direction opposée au fond du corps de suspension, jusqu’à la deuxième position.

Dans la deuxième position du piston, le fluide injecté est amené par le canal principal hors de l’enceinte, vers la sortie de fluide et hors de la suspension. Aussi, la pression dans le dispositif de distribution diminue et devient inférieure au seuil de pression prédéterminé. La pression en amont de la valve anti-retour est alors insuffisante pour permettre l’entrée du fluide dans la chambre principale.

La valve anti-retour se ferme. La quantité de fluide et la pression au sein de la chambre principale et donc la précontrainte restent alors constantes, même en cas de poursuite de l’injection de fluide par l’entrée principale de fluide.

Un intérêt est donc de régler précisément la précontrainte en empêchant l’injection d’une quantité de fluide trop importante dans la chambre principale, tout en réduisant le risque que le fluide ne s’échappe de la chambre principale et donc que la précontrainte soit déréglée.

De préférence, le dispositif de distribution de fluide comprend un bouchon configuré pour être monté de manière amovible sur le corps de suspension et dans lequel est ménagée l’entrée principale de fluide, ledit bouchon étant conformé pour établir la communication fluidique entre l’entrée principale de fluide, le canal principal et le canal secondaire, lorsque ledit bouchon est monté sur le corps de suspension.

Un intérêt est de réduire l’encombrement et le poids de la suspension lors de l’utilisation en enlevant ledit bouchon de la suspension. Un logement est de préférence ménagé dans le bouchon, permettant la communication fluidique entre l’entrée principale de fluide, le canal principal et le canal secondaire. Le retrait du bouchon permet avantageusement de mettre l’enceinte en communication fluidique avec l’atmosphère, via le canal principal. Un intérêt est de vider l’enceinte après le réglage de la précontrainte. Le fluide au sein de la chambre principale est maintenu dans cette chambre principale, par exemple grâce à la valve anti-retour, de sorte que la précontrainte reste constante.

Avantageusement, le fluide est un gaz, par exemple du dioxyde de carbone. Le gaz peut être initialement contenu dans une cartouche de gaz connectable à l’entrée principale de fluide pour permettre l’injection du gaz dans la suspension.

L’invention porte également sur un procédé de réglage d’une suspension réglable telle que décrite précédemment, comprenant les étapes suivantes :

on met la chambre principale en communication fluidique avec l’atmosphère;

on comprime la suspension de manière à évacuer le fluide de la chambre principale et placer le piston dans la première position ; et

on injecte le fluide dans la chambre principale par l’entrée principale de fluide du dispositif de distribution de fluide de manière à déplacer le piston dans sa deuxième position, dans laquelle le fluide injecté par l’entrée principale de fluide est guidé vers la sortie de fluide.

De préférence, l’utilisateur est monté sur le vélo lors de l’injection du fluide dans la chambre principale, de sorte que la précontrainte réglée est adaptée au poids dudit utilisateur.

L’invention porte de plus sur un vélo comportant au moins une suspension réglable telle que décrite précédemment.

Brève description des dessins

[Fig. 1 ]La figure 1 illustre une fourche munie d’une suspension réglable selon l’invention ;

[Fig. 2]La figure 2 est une vue éclatée de la suspension réglable de la figure 1 ; [Fig. 3] La figure 3 est une vue en coupe de la suspension réglable de la figure 1 , le piston étant dans une première position ;

[Fig. 4] La figure 4 illustre la partie supérieure de la suspension réglable de la figure 1 , le piston étant dans la première position ;

[Fig. 5] La figure 5 illustre la partie inférieure de la suspension réglable de la figure 1 , le piston étant dans la première position ;

[Fig. 6] La figure 6 illustre la partie supérieure de la suspension réglable de la figure 1 , le piston étant dans une deuxième position;

[Fig. 7] La figure 7 est une vue en coupe de la suspension réglable de la figure 1 , le piston étant dans la deuxième position ;

[Fig. 8] La figure 8 illustre la partie inférieure de la suspension réglable de la figure 1 , le piston étant dans la deuxième position; et

[Fig.9] La figure 9 est une vue en coupe de la suspension réglable de la figure 1 , le piston étant dans une troisième position ;

[Fig. 10] La figure 10 illustre la partie inférieure de la suspension réglable de la figure 1 , le piston étant dans la troisième position ; et

[Fig. 1 1 ] La figure 11 illustre un vélo comprenant une suspension réglable selon l’invention.

Description des modes de réalisation

L’invention porte sur une suspension réglable d’un vélo dont la précontrainte peut être réglée facilement, en fonction du poids de l’utilisateur.

La figure 1 illustre une fourche 8 munie de deux suspensions réglables 10,10’ conformes à la présente invention.

La suspension réglable 10 comprend, de manière traditionnelle, un tube extérieur 12 et un tube intérieur 14 monté coulissant dans le tube extérieur 12 selon un axe de coulissement X. Le tube intérieur 14 forme un corps de suspension 16

comprenant en partie supérieure un manchon de connexion 18 formant un fond 20 du corps de suspension, visible en figure 4.

La figure 2 est une vue en éclaté de la suspension réglable 10 de la figure 1. Sur cette figure, on constate que, de manière non limitative, la suspension réglable 10 comprend un piston 22 ayant une tête de piston 24 et une tige de piston 26.

Sur la vue en coupe de la figure 3, on remarque que le piston 22 est disposé à l’intérieur du corps de suspension 16 et délimite avec le fond 20 une chambre principale 28 à l’intérieur dudit corps de suspension 16. La tige de piston 26 s’étend selon l’axe de coulissement X, de sorte que le piston 22 est monté coulissant selon cet axe de coulissement X à l’intérieur du corps de suspension 16. Le piston 22 décrit donc un mouvement de translation relatif avec le tube intérieur 14.

La tige de piston 26 comprend une première portion cylindrique 30 solidaire du tube extérieur 12 de la suspension réglable et délimitant une chambre d’évacuation 32 s’étendant selon l’axe de coulissement X. La tige de piston 26 comprend une seconde portion cylindrique 31 fermée en son extrémité inférieure formant une enceinte 34 à l’intérieur de la tige de piston 26 et s’étendant selon l’axe de coulissement X. La seconde portion cylindrique 31 et donc l’enceinte 34 s’étendent à l’intérieur de la première portion cylindrique 30. La chambre d’évacuation 32, l’enceinte 34 et le piston 22 sont fixes les uns par rapport aux autres.

La tige de piston 26 comprend de plus un renfoncement cylindrique 36 de longueur réduite, ainsi qu’un trou 38 traversant radialement ladite tige de piston 26 de sorte qu’il met en communication fluidique ledit renfoncement 36 et ladite chambre d’évacuation 32.

La suspension réglable comprend en outre un dispositif de distribution de fluide 40 comprenant une entrée principale de fluide 42 disposée en partie supérieure du tube intérieur 14 formant le corps de suspension 16, et une sortie de fluide 44 disposée en partie inférieure de la première portion cylindrique 30 et situé en partie inférieure du tube extérieur 12. La chambre d’évacuation 32 est en communication fluidique avec la sortie de fluide 44. La sortie de fluide 44 débouche hors de la suspension réglable 10.

Le dispositif de distribution de fluide 40 comprend par ailleurs un canal principal 46. Dans cet exemple non limitatif, le canal principal 46 comprend une portion inclinée 48 et une portion droite 50. La portion inclinée 48 est ménagée dans le manchon de connexion 18 et débouche dans la portion droite 50 du canal principal 46. La portion droite 50 du canal principal 46 est ménagée dans un conduit 47. Le canal principal 46 s’étend en partie à l’intérieur de la chambre principale 28, traverse la tête de piston 26 et s’étend en partie à l’intérieur de la tige de piston 26. La portion droite 50 du canal principal 46 s’étend selon l’axe de coulissement X.

Le conduit 47 présente une première extrémité solidaire du manchon de connexion 18 et donc du fond 20 du corps de suspension 16, de sorte que le canal principal 46 est fixe par rapport au tube intérieur 14. Le conduit 47 présente une seconde extrémité, opposée à la première extrémité, s’étendant dans l’enceinte 34 et munie d’un capuchon 52 fermant le canal principal 46. Le canal principal présente une longueur légèrement inférieure à la longueur du tube intérieur 14.

Le canal principal 46 comprend en outre un orifice d’évacuation 54 ménagé dans la paroi du conduit et s’étendant radialement par rapport à l’axe de coulissement X. L’orifice d’évacuation 54 et le canal principal sont en communication fluidique.

L’enceinte 34 est mobile en translation avec le piston 22 par rapport au canal principal 46, selon l’axe de coulissement X. Le piston 22, l’enceinte 34 et le tube extérieur 12 sont fixes les uns par rapport aux autres.

Le dispositif de distribution de fluide 40 comprend de plus un canal secondaire 56, ménagé dans le manchon de connexion 18 et débouchant dans la chambre principale 28. Dans cet exemple non limitatif, le canal secondaire comprend une partie axiale s’étendant selon l’axe de coulissement X et une partie radiale s’étendant radialement par rapport à l’axe de coulissement X.

Dans cet exemple non limitatif, le dispositif de distribution de fluide 40 comprend en outre un bouchon amovible 58 monté à l’extrémité supérieur du corps de suspension16 et dans lequel est ménagée l’entrée principale de fluide 42. Un logement intérieur 60 est ménagé dans ce bouchon amovible 58 afin mettre en communication fluidique l’entrée principale de fluide 42 avec le canal principal 46 et le canal secondaire 56.

Le canal secondaire 56 comprend une valve anti-retour 62 munie d’un ressort. La valve anti-retour 62 peut prendre un premier état dans lequel elle empêche un fluide de s’échapper de la chambre principale 28 et un deuxième état dans lequel elle permet au fluide de s’échapper de la chambre principale 28. La valve anti-retour 62 est en outre configurée pour s’ouvrir et permettre l’entrée du fluide dans la chambre principale 28 lorsque la pression dudit fluide en amont de ladite valve anti-retour est supérieure à un seuil de pression prédéterminé.

A l’aide des figures 3 à 10, nous allons détailler les étapes de réglage de la précontrainte de la suspension réglable 10 décrite précédemment.

Dans un premier temps, la chambre principale 28 est sensiblement vidée de fluide. L’utilisateur monte alors sur le vélo, de manière à comprimer la suspension réglable. Le piston 22 est alors placé dans une première position illustrée en figure 3, 4 et 5. Dans cette première position, la tête de piston 24 est disposée à une distance d1 du fond 20 du corps de suspension. En outre, l’orifice d’évacuation 54 débouche dans l’enceinte 34, de sorte que l’entrée principale de fluide 42 est en communication fluidique avec ladite enceinte 34 via le canal principal 46.

L’utilisateur injecte alors un fluide, par exemple un gaz tel que du dioxyde de carbone, par l’entrée principale de fluide 42 disposée sur le bouchon amovible 58.

Le fluide peut être contenu dans une cartouche. En variante, l’utilisateur peut connecter une pompe à l’entrée principale. La circulation du fluide est illustrée par des flèches. Le fluide pénètre alors dans le logement 60 du bouchon amovible. La pression du fluide injecté, en amont de la valve anti-retour, est insuffisante pour permettre l’ouverture de la valve anti-retour 62 et donc l’entrée du fluide dans la chambre principale 28. Le fluide est guidé par le canal principal 46 vers l’enceinte 34, tel qu’illustré en figure 5. Cette dernière est fermée et, dans cette première position du piston, le dispositif de distribution 40 est configuré pour maintenir le fluide injecté dans la suspension. Aussi, la pression au sein de l’enceinte 34, du canal principal 46 et du logement 60 ménagé dans le bouchon amovible augmente peu à peu avec l’injection du fluide.

Lorsque la pression dans le canal principal 46, dans le logement et donc en amont de la valve anti-retour 62 devient supérieure au seuil de pression

prédéterminé d’ouverture de ladite valve anti-retour 62, cette dernière s’ouvre et permet l’entrée du fluide dans la chambre principale 28, via le canal secondaire 56. Cette étape est illustrée en figure 6. La pression dans la chambre principale 28 augmente en raison du fluide y pénétrant. En parallèle, une partie du fluide injecté par l’entrée principale de fluide continue d’être amenée dans le canal principal.

Un effort est alors exercé par le fluide présent dans chambre principale sur la tête du piston 24, orienté selon l’axe de coulissement X, dans une direction opposée à l’entrée principale de fluide 42. Le piston 22 est alors déplacé relativement dans ladite direction, vers la sortie de fluide 44, selon l’axe de coulissement X par rapport au canal principal 46. La distance entre le fond 20 du corps de suspension 16 et la tête de piston 24 augmente. Aussi, le volume de la chambre principale 28 augmente. Plus précisément, le tube intérieur 14 et le canal principal 46 décrivent un

mouvement de translation relatif, selon l’axe de coulissement X, par rapport au piston 22, à l’enceinte 34 et au tube extérieur 12.

Comme on le remarque par le passage de la figure 3 à la figure 7, l’orifice d’évacuation 54 ménagé dans le conduit 47 décrit également un mouvement de translation relatif par rapport à l’enceinte 34 et à la tige de piston 26, jusqu’à ce qu’il ne débouche plus dans ladite enceinte 34 mais dans le renfoncement 36 ménagé dans la tige de piston 26. Dès lors, le piston 22 est placé dans une deuxième position dans laquelle la tête de piston 24 et le fond 20 du corps de suspension sont séparés d’une distance d2 supérieure à la distance initiale d1. En outre, comme illustré en figure 8, le fluide injecté par l’entrée principale de fluide 42 est amené dans le canal principal 46, puis dans le renfoncement 36, dans le trou 38 traversant la tige de piston 26, dans la chambre d’évacuation 32 et est enfin guidé hors de la suspension réglable 10 via la sortie de fluide 44.

Grâce à l’invention, le piston 22 passe de la première position à la deuxième position automatiquement, par injection continue de fluide par l’entrée principale de fluide 42.

Dans cette deuxième position du piston 22, illustrée en figure 8, l’entrée principale de fluide 42 est en communication fluidique avec la sortie de fluide 44 de sorte que le fluide injecté est évacué hors de la suspension réglable 10 par ladite sortie de fluide. En conséquence, la pression au sein du canal principal 46 et du logement 60 ménagé dans le bouchon amovible 58, et donc en amont de la valve anti-retour 62 diminue et devient inférieure au seuil de pression prédéterminé d’ouverture de la valve anti-retour 62.

Aussi, le fluide n’entre plus dans la chambre principale 28 et le piston 22 n’est plus déplacé par rapport au canal principal 46. En outre, la valve anti-retour 62 est par défaut dans un premier état dans lequel elle empêche le fluide de s’échapper de la chambre principale 28 de sorte que la quantité de fluide présente dans ladite chambre principale reste constante. La précontrainte de la suspension est alors réglée et n’évolue plus, malgré la poursuite de l’injection de fluide par l’entrée principale de fluide 42. Aussi grâce à l’invention, la précontrainte est réglée très facilement, en injectant le fluide de manière continue par l’entrée principale de fluide. L’utilisateur n’est pas tenu d’ajuster la précontrainte.

Dans la mesure où l’utilisateur est placé sur le vélo lors du réglage, la deuxième position du piston 22, pour laquelle l’orifice d’évacuation 54 débouche hors de l’enceinte 34, est conditionnée par le poids de l’utilisateur. Aussi, la précontrainte, ou SAG, est réglée est fonction du poids de l’utilisateur.

L’utilisateur peut alors descendre du vélo, ce qui est illustré par le passage de la figure 7 à la figure 9. En raison de la pression exercée par le fluide présent au sein de la chambre principale 28, le tube extérieur 12 et le canal principal 46 sont translatés davantage et le volume de la chambre principale 28 augmente encore jusqu’en une troisième position du piston 22, qui correspond à une position de repos de la suspension réglable. Dans cette troisième position, la tête de piston 24 et le fond 20 du corps de suspension sont séparés d’une distance d3 supérieure à la distance initiale d1 et à la distance d2. La course du piston 22 entre ces deuxième et troisième positions correspond à la précontrainte réglée précédemment. Comme illustré en figure 10, quand bien même l’injection de fluide serait poursuivie, le fluide est amené hors de la suspension via la sortie de fluide.

L’utilisateur peut alors détacher le bouchon amovible 58 du corps de suspension 16, ce qui a pour conséquence de mettre le canal principal 46 en communication fluidique avec l’atmosphère. Un intérêt est de vider le fluide éventuellement présent dans le canal principal 46. La valve anti-retour 62, qui est dans le premier état, maintient le fluide présent dans la chambre principale 28. L’encombrement et le poids de la suspension sont donc réduits par le retrait du bouchon amovible 58.

Lorsque l’utilisateur souhaite régler de nouveau la précontrainte, il convient de placer la valve anti-retour 62 dans un deuxième état, dans lequel le fluide s’échappe de la chambre principale 28, de manière à pouvoir placer le piston dans la première position et répéter les étapes détaillées précédemment.

La figure 11 illustre un vélo comprenant une fourche 8 munie d’une suspension réglable 10 selon l’invention.