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1. WO2020109185 - CONTROL METHOD AND ASSOCIATED CONTROL SYSTEM

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[ FR ]

PROCEDE DE COMMANDE ET SYSTEME DE COMMANDE ASSOCIE

DOMAINE TECHNIQUE

La présente invention concerne un procédé de commande d'une machine tournante triphasée synchro-réluctante ou synchrone à aimants permanents.

L'invention concerne également un système de commande

L'invention s'applique au domaine de la commande des machines tournantes, en particulier la commande des machines synchrones à aimants permanents et des machines synchro-réluctantes.

ÉTAT DE LA TECHNIQUE ANTÉRIEURE

Il est connu d'avoir recours à des machines tournantes telles que des machines synchrones à aimants permanents ou des machines synchro-réluctantes, en particulier des machines synchro-réluctantes assistées d'aimants permanents. De telles machines tournantes sont, par exemple, utilisées dans le domaine de la propulsion, par exemple pour la génération de couples moteurs à bord d'un véhicule tel qu'une automobile.

Le document FR 3 051 296 Al décrit, par exemple, une machine synchro-réluctante assistée d'aimants permanents

De telles machines tournantes sont avantageuses dans la mesure où, lorsqu'un régime dit « de saturation de tension » est atteint, il est encore possible d'accroître la vitesse de rotation du rotor de la machine tout en limitant significativement la décroissance du couple mécanique fourni par la machine tournante, et ce en réalisant une opération appelée « défluxage ». Une telle décroissance du couple mécanique fourni par la machine tournante, lorsque la vitesse de rotation est augmentée, est un phénomène indésirable courant se produisant lorsqu'un tel défluxage n'est pas mis en œuvre.

Par « régime de saturation de tension », il est entendu, au sens de la présente invention, une situation dans laquelle tension appliquée aux bornes de la machine tournante devient égale à une tension maximale disponible, dont la valeur dépend de l'installation électrique à laquelle la machine tournante est raccordée, de sorte qu'il n'est plus possible d'augmenter la tension d'alimentation de la machine tournante.

En outre, par « défluxage », il est entendu, au sens de la présente invention, un procédé de commande d'une telle machine tournante, comprenant une injection de courant au niveau des phases, c'est-à-dire des enroulements, du stator de la machine tournante afin de compenser, au moins en partie, le champ magnétique généré par les aimants du rotor de ladite machine tournante.

Un tel procédé de commande comprend généralement le calcul de courants et de tensions dits « directs » et « en quadrature », qui sont des courants et tensions virtuels exprimés dans un repère tournant lié au rotor, et la mise en œuvre de deux asservissements, l'un portant sur les grandeurs dites directes, et l'autre portant sur les grandeurs dites « en quadrature », afin de déterminer les tensions à appliquer à chaque phase de la machine tournante.

Les machines tournantes évoquées ci-dessus étant synchrones, la mise en œuvre du défluxage implique une synchronisation entre les champs magnétiques tournants du stator et du rotor. L'angle formé entre les directions respectives du champ magnétique des aimants du rotor et des courants exprimés dans le repère tournant lié au rotor est appelé « angle de défluxage ».

Le défluxage consiste donc à générer un champ magnétique induit par les courants au stator pour compenser, au moins en partie, l'effet du champ magnétique du rotor, et ce dans le but de réduire la tension aux bornes de la machine tournante. De cette façon, la machine tournante est apte à absorber plus de courant, et donc à fournir un couple mécanique plus important au même régime, que lorsqu'un tel défluxage n'a pas lieu. Un tel défluxage est donc avantageux, dans la mesure où il limite la perte de couple mécanique produit par la machine tournante et accroît la vitesse de rotation du rotor à une valeur de couple donnée, et ce sans que la tension aux bornes de la machine tournante ne dépasse la tension maximale. Ainsi, même dans le régime de saturation de tension, la puissance consommée par la machine tournante est maintenue égale à une puissance plus élevée qu'en l'absence de défluxage, ce qui se traduit par de meilleures prestations.

Notamment, les machines synchro-réluctantes ont des capacités de défluxage importantes, ce qui permet de bénéficier d'une grande partie de leur puissance jusqu'à leur vitesse maximale.

Toutefois, un tel procédé de commande ne donne pas entière satisfaction.

En effet, dans un procédé de commande classique tel que décrit précédemment, le rendement de la machine électrique n'est pas satisfaisant.

Ceci provient notamment du fait que, dans un tel procédé de commande usuel, la tension maximale disponible n'est pas appliquée aux bornes de la machine tournante. Ceci est dû au fait que, si la tension appliquée à la machine électrique venait à être maximale, seule la phase de ladite tension serait un degré de liberté pour la commande de la machine tournante, ce qui poserait des soucis de stabilité.

Il en résulte que, dans un procédé de commande classique tel que décrit précédemment, il est généralement fait le choix d'appliquer, à la machine tournante, une tension inférieure à la tension maximale disponible, et ce afin de bénéficier de deux degrés de liberté pour la commande (phase de la tension et norme de la tension appliquée aux bornes de la machine tournante).

Un tel choix se fait au détriment du rendement de la machine tournante.

Un but de l'invention est donc de proposer un procédé de commande qui entraîne une dégradation moindre du rendement de la machine tournante, notamment lors du défluxage, tout en réduisant l'instabilité du couple mécanique délivré lors dudit défluxage, et en autorisant une utilisation maximale de la tension disponible.

EXPOSÉ DE L'INVENTION

A cet effet, l'invention a pour objet un procédé du type précité, comportant les étapes suivantes :

- mesure d'un courant circulant dans chacune des phases d'un stator de la machine tournante ;

- premier calcul, au moyen d'un unique régulateur proportionnel-intégral, d'un signal de commande de commutation pour la commande d'un onduleur, en fonction de chaque courant mesuré, et d'une valeur cible d'un couple mécanique fourni par la machine tournante ou d'une valeur cible d'une vitesse angulaire d'un rotor de la machine tournante par rapport au stator, l'onduleur étant configuré pour acheminer de l'énergie électrique entre une source continue d'énergie électrique et chaque phase du stator de la machine tournante ;

- commande de l'onduleur au moyen du signal de commande de commutation calculé.

En effet, un tel procédé, grâce au recours à un unique régulateur proportionnel intégral, réduit le couplage des grandeurs directes et en quadrature entre elles, ce qui se traduit par de moindres non-linéarités dans la commande, et autorise donc une commande de la machine tournante dans laquelle la tension maximale disponible est appliquée aux bornes de la machine tournante, sans que ne se posent de problèmes de manque de stabilité. Un tel procédé est donc apte à accroître le rendement de la machine tournante lors du défluxage.

Suivant d'autres aspects avantageux de l'invention, le procédé comporte une ou plusieurs des caractéristiques suivantes, prise(s) isolément ou suivant toutes les combinaisons techniquement possibles :

- le premier calcul comprend la détermination d'une consigne de tension en quadrature selon :


où vq ref est la consigne de tension en quadrature ;

K'M et K'i q sont des coefficients prédéterminés de l'unique correcteur proportionnel-intégral ;

i0 est une grandeur définie comme i0 = iq + id ;

iref est une grandeur définie comme iref = iq ref + id ref '

t0 est un instant initial prédéterminé ;

tf est un instant final prédéterminé ultérieur à l'instant initial prédéterminé ;

id et iq sont respectivement un courant direct mesuré et un courant en quadrature mesuré, dépendants de chaque courant mesuré ;

id ref et iq ref sont respectivement une consigne de courant direct et une consigne de courant en quadrature, chacune représentative de la valeur cible du couple mécanique fourni par la machine tournante ou de la valeur cible de la vitesse angulaire du rotor de la machine tournante par rapport au stator ;

le signal de commande de commutation étant fonction de la consigne de tension en quadrature ;

- le premier calcul comprend, en outre, la détermination d'une consigne de tension directe selon :


où Vd,ref est la consigne de tension directe ;

V|im est une tension limite définie comme V|im = avDC ;

a étant un indice de modulation prédéterminé de l'onduleur ;

le signal de commande de commutation étant, en outre, fonction de la consigne de tension directe ;

- l'indice de modulation présente une valeur comprise entre 1/V3 et 1 ;

- les coefficients prédéterminés de l'unique correcteur proportionnel-intégral sont choisis de sorte que la valeur de la consigne de tension en quadrature déterminée soit bornée, de préférence inférieure ou égale à une tension limite définie comme : V|im = avDC

où V|im est la tension limite ;

a est un indice de modulation prédéterminé de l'onduleur ; et vDC est une tension entre la source et une référence de potentiel ;

- le premier calcul est mis en œuvre si une condition prédéterminée est vérifiée ;

- le procédé comprend la détermination d'une consigne de tension directe et d'une consigne de tension en quadrature dépendantes de chaque courant mesuré, la condition prédéterminée étant vérifiée si la somme des carrés de la consigne de tension directe et de la consigne de tension en quadrature est supérieure ou égale à une fraction prédéterminée du carré d'une tension limite prédéterminée, avantageusement supérieure ou égale à 75% du carré de la tension limite prédéterminée, par exemple supérieure ou égale à 90% du carré de la tension limite prédéterminée, ou encore égale au carré de la tension limite prédéterminée ;

- la consigne de tension directe et la consigne de tension en quadrature sont déterminées lors d'un deuxième calcul du signal de commande de commutation, distinct du premier calcul, la condition prédéterminée étant vérifiée si, durant la mise en œuvre du deuxième calcul, la somme des carrés de la consigne de tension directe et de la consigne de tension en quadrature devient supérieure ou égale à la fraction prédéterminée du carré d'une tension limite prédéterminée, ou encore égale au carré de la tension limite prédéterminée ;

- la condition prédéterminée est vérifiée si la vitesse angulaire du rotor de la machine tournante par rapport au stator est supérieure ou égale à une vitesse de base prédéterminée.

En outre, l'invention a pour objet un système de commande d'une machine tournante triphasée synchro-réluctante ou synchrone à aimants permanents, comportant :

- un capteur de courant configuré pour mesurer un courant circulant dans chacune des phases d'un stator de la machine tournante ;

- un onduleur configuré pour acheminer de l'énergie électrique entre une source continue d'énergie électrique et chaque phase du stator de la machine tournante ; et

- un calculateur configuré pour réaliser, par la mise en œuvre d'un unique régulateur proportionnel-intégral, un premier calcul d'un signal de commande de commutation pour la commande de l'onduleur, en fonction de chaque courant mesuré par le capteur de courant, et d'une grandeur représentative d'une valeur cible d'un couple mécanique fourni par la machine tournante ou d'une valeur cible d'une vitesse angulaire d'un rotor de la machine tournante par rapport au stator,

le calculateur étant, en outre, configuré pour appliquer, à l'onduleur, le signal de commande de commutation calculé, afin de commander l'onduleur.

Suivant un autre aspect avantageux de l'invention, le système de commande comporte la caractéristique suivante : le calculateur est configuré pour mettre en œuvre le procédé de commande tel que défini ci-dessus, à l'exception de l'étape de mesure.

BRÈVE DESCRIPTION DES DESSINS

L'invention sera mieux comprise à l'aide de la description qui va suivre, donnée uniquement à titre d'exemple non limitatif et faite en se référant à l'unique dessin annexé, sur lequel :

[Fig. 1] la figure 1 est une représentation schématique d'un système de commande selon l'invention associé à une machine tournante triphasée synchro-réluctante ou synchrone à aimants permanents.

EXPOSÉ DÉTAILLÉ DE MODES DE RÉALISATION PARTICULIERS

Sur la figure 1 est représentée une installation 2 comprenant une machine tournante 4 associée, pour sa commande, à un système de commande 6 selon

l'invention. L'installation 2 comporte également une source 8 d'énergie électrique, telle qu'un bus de tension continue.

La machine tournante 4 est une machine tournante triphasée, synchrone à aimants permanents ou synchro-réluctante, en particulier une machine tournante triphasée synchro-réluctante assistée d'aimants permanents.

La machine tournante 4 comporte trois entrées, désignées respectivement par les lettres A, B, C. Chaque entrée A, B, C correspond à une phase d'un stator de la machine tournante 4.

Par la suite, une grandeur se rapportant à une entrée donnée de la machine tournante 4 présentera, en indice, la lettre se rapportant à ladite entrée.

Le système de commande 6 est destiné à piloter, au cours du temps, l'alimentation de la machine tournante 4 en fonction de valeurs cibles et/ou de valeurs mesurées de grandeurs prédéterminées, qui seront décrites ultérieurement.

Le système de commande 6 comporte un onduleur 10, un capteur de position angulaire 12, un capteur de courant 14, un capteur de tension 16 et un calculateur 18.

L'onduleur 10 est configuré pour acheminer de l'énergie électrique entre la source 8 et la machine tournante 4. Plus précisément, l'onduleur 10 est configuré pour acheminer de l'énergie électrique entre la source 8 et chaque phase du stator de la machine tournante 4.

L'onduleur 10 comporte une première entrée reliée à la source 8, et trois sorties, chacune reliée à une phase correspondante du stator de la machine tournante 4. L'onduleur 10 comporte, en outre, une deuxième entrée électriquement reliée à une sortie du calculateur 18, de sorte que l'onduleur 10 est configuré pour acheminer de l'énergie électrique entre la source 8 et la machine tournante 4 en fonction d'un signal de commande de commutation appliqué par le calculateur 18 à la deuxième entrée de l'onduleur 10.

De préférence, le signal de commande de commutation est tel que l'onduleur 10 achemine de l'énergie électrique depuis la source 8 vers la machine

tournante 4 de sorte que la machine tournante 4 présente un fonctionnement communément appelé « moteur ».

Le capteur de position angulaire 12 est configuré pour mesurer la position angulaire, notée Q, d'un rotor (non représenté) de la machine tournante 4 par rapport au stator, et pour délivrer un signal de position angulaire représentatif de la valeur mesurée de la position angulaire Q du rotor de la machine tournante 4.

En outre, le capteur de position angulaire 12 est configuré pour appliquer le signal de position angulaire à une entrée correspondante du calculateur 18.

Le capteur de courant 14 est configuré pour mesurer l'intensité, notée iA, iB, ic, du courant délivré par chacune des sorties de l'onduleur 10 et alimentant chaque phase correspondante du stator de la machine tournante 4. Le capteur de courant 14 est également configuré pour délivrer un signal d'intensité représentatif de la valeur mesurée de chaque intensité iA, iB, ic·

En outre, le capteur de courant 14 est configuré pour appliquer le signal d'intensité à une entrée correspondante du calculateur 18.

Le capteur de tension 16 est configuré pour mesurer la tension, notée vDC, entre la source 8 et une référence de potentiel, et pour délivrer un signal de tension représentatif de la valeur mesurée de la tension vDC. En d'autres termes, le capteur de tension 16 est configuré pour mesurer la tension vDC entre la première entrée de l'onduleur 10 et la référence de potentiel.

En outre, le capteur de tension 16 est configuré pour appliquer le signal de tension à une entrée correspondante du calculateur 18.

Le calculateur 18 est configuré pour commander le fonctionnement de l'onduleur 10 suivant la valeur d'un couple cible Tref désiré en sortie de la machine tournante 4. Plus précisément, le calculateur 18 est configuré pour commander le fonctionnement de l'onduleur 10 en fonction du couple cible Tref, et d'au moins un parmi le signal de position angulaire, le signal d'intensité et le signal de tension.

Le calculateur 18 comporte un organe 20 de calcul de consigne de courant, un organe 22 de commande de courant, un premier organe 24 de

transformation, un deuxième organe 26 de transformation et un organe 28 de modulation de largeur d'impulsion.

Le deuxième organe de transformation 26 est configuré pour calculer un courant direct mesuré id et un courant en quadrature mesuré iq. En particulier, le deuxième organe de transformation 26 est configuré pour calculer le courant direct mesuré id et le courant en quadrature mesuré iq à partir du signal d'intensité délivré par le capteur de courant 14.

Plus précisément, le deuxième organe de transformation 26 est configuré pour calculer le courant direct mesuré id et le courant en quadrature mesuré iq en appliquant une transformation de Park aux intensités iA, iB, ic mesurées par le capteur de courant 14. Une telle transformation est réalisée en appliquant la relation (1) suivante :


où 0e est une position angulaire électrique du rotor par rapport au stator de la machine tournante 4, égale à rq, p étant le nombre de paires de pôles de la machine tournante 4.

Une telle transformation est destinée à simplifier la commande en se ramenant, depuis des grandeurs représentées par rapport aux trois enroulements fixes du stator, à des grandeurs virtuelles associées à seulement deux enroulements fictifs liés au rotor, en quadrature l'un par rapport à l'autre, et qui se déplacent à la même vitesse angulaire que le rotor. Par exemple, les courants portant les indices « d » et « q » correspondront aux courants circulant respectivement dans chacun des deux enroulements fictifs, tandis que les tensions portant les indices « d » et « q » correspondront à des tensions aux bornes de chacun des deux enroulements fictifs, respectivement.

L'organe 20 de calcul de consigne de courant est configuré pour calculer une consigne de courant direct id,ref et une consigne de courant en quadrature iq,ref.

La consigne de courant direct id ref et la consigne de courant en quadrature iq,ref sont des grandeurs représentatives de valeurs cibles pour les intensités iA, iB, ic, c'est-à-dire de consignes pour les intensités iA, iB, ic. Notamment, la consigne de courant direct id,ref et la consigne de courant en quadrature iq,ref sont liées de façon univoque audites valeurs cibles des intensités iA, iB, ic.

L'organe 20 de calcul de consigne de courant est configuré pour calculer la consigne de courant direct id ref et la consigne de courant en quadrature iq ref en fonction du couple cible Tref, du signal de position angulaire reçu en provenance du capteur de position angulaire 12 et du signal de tension reçu en provenance du capteur de tension 16.

Plus précisément, l'organe 20 de calcul de consigne de courant est configuré pour calculer la consigne de courant direct id ref et la consigne de courant en quadrature iq,ref de sorte que la consigne de courant direct id,ref et la consigne de courant en quadrature iq ref vérifient la relation (2) suivante :

Tref P J 2 <^)^q,ref ^P(Ld Lq)id,refiq,ref (2)

où p est le nombre de paires de pôles de la machine tournante 4 ;

Ld et Lq sont les inductances de la machine tournante 4, respectivement dans les axes dits « direct » et « en quadrature » de la machine tournante ; et

et F est le flux des aimants permanents dans le repère tournant lié au rotor, et plus précisément dans un axe dit « axe direct » dudit repère tournant.

En outre, la consigne de courant direct id,ref et la consigne de courant en quadrature iq,ref sont, par exemple, obtenues par mapping (cartographie) à partir d'abaques prédéterminées, ou encore par le biais d'une équation permettant de minimiser les pertes joules données par R( i2d,ref + i2 q,ref), R étant la résistance d'une phase de la machine tournante 4.

Les notions d'inductance dans l'axe direct Ld et d'inductance dans l'axe en quadrature Lq, ainsi que la détermination de la valeur de telles inductances Ld, Lq, sont connues en soi. La valeur de telles inductances dépend généralement de la valeur de chacun du courant direct id et du courant en quadrature iq.

L'organe de commande de courant 22 est configuré pour calculer une consigne de tension directe Vd,ref et une consigne de tension en quadrature vq,ref.

La consigne de tension directe vd,ref et la consigne de tension en quadrature vq,ref sont des grandeurs représentatives de valeurs cibles pour les tensions vA, vB, vc au bornes des enroulements du stator, c'est-à-dire de consignes pour les tensions VA, Vb, Vc. Notamment, la consigne de tension directe Vd,ref et la consigne de tension en quadrature vq ref sont liées de façon univoque auxdites valeurs cibles des tensions vA, vB, vc.

En particulier, l'organe de commande de courant 22 est configuré pour déterminer la consigne de tension directe vd,ref et la consigne de tension en quadrature vq,ref en fonction de la consigne de courant direct id,ref et de la consigne de courant en quadrature iq ref calculés par l'organe 20 de calcul, ainsi qu'à partir du courant direct mesuré id et du courant en quadrature mesuré iq précédemment décrits.

Plus précisément, l'organe de commande de courant 22 est configuré pour calculer la consigne de tension directe Vd,ref et la consigne de tension en quadrature vq ref suivant l'un ou l'autre parmi un premier mode de calcul et un deuxième mode de calcul, selon qu'une condition prédéterminée est remplie ou non.

Si la condition prédéterminée est remplie, l'organe de commande de courant 22 est configuré pour calculer la consigne de tension directe Vd,ref et la consigne de tension en quadrature vq,ref selon le premier mode de calcul, en mettant en œuvre un unique correcteur proportionnel-intégral (encore appelé « régulateur proportionnel-intégral »). Dans ce cas, l'organe de commande de courant 22 est configuré pour calculer la consigne de tension directe vd,ref et la consigne de tension en quadrature vq ref en mettant en œuvre les relations (3), (4) suivantes :

tf

vq,ref K p q (lg iref) b K j q J Go - Îref)dt (3)

0


où K'p,q et K'i,q sont deux coefficients prédéterminés du correcteur proportionnel-intégral associé, dans le premier mode de calcul, à la consigne de tension en quadrature ;

i0 est une grandeur définie comme i0 = ;


iref est une grandeur définie comme iref = ;


t0 est un instant initial prédéterminé ;

tf est un instant final prédéterminé ultérieur à l'instant initial prédéterminé, par exemple un instant courant ;

V|im est une tension limite définie comme V|im = avDC ;

a étant l'indice de modulation de l'onduleur 10. L'indice de modulation a présente, de préférence, une valeur comprise entre 1/V3 et 1.

La grandeur i0 définie ci-dessus est la norme d'un vecteur (noté i0) égal à la somme vectorielle, dans le repère tournant, du courant direct mesuré id et du courant en quadrature mesuré iq.

En outre, la grandeur iref définie ci-dessus est la norme d'un vecteur (noté iref) égal à la somme vectorielle, dans le repère tournant, de la consigne de courant direct id,ref et de la consigne de courant en quadrature iq ref.

Avantageusement, les coefficients K'P q et K'i q sont choisis de sorte que la valeur de la consigne de tension en quadrature vq ref calculée au moyen de la relation (3) soit bornée, en particulier inférieure ou égale à la tension limite V|im.

De préférence, la condition prédéterminée est vérifiée lorsque se produit une première situation dans la quantité (vq ref + vd ref) devient supérieure ou égale à une fraction prédéterminée de la quantité vj?m, avantageusement supérieure ou égale à 0,75.v^m, par exemple supérieure ou égale à 0,9.vj?m, ou encore égale à vj?m.

A titre d'exemple, la condition prédéterminée est ainsi vérifiée lorsque, alors que l'organe de commande de courant 22 calcule la consigne de tension directe vd,ref et la consigne de tension en quadrature vq ref selon le deuxième mode de calcul, la quantité (vq ref + vd ref) devient supérieure ou égale à une fraction prédéterminée de la quantité vj?m, avantageusement supérieure ou égale à 0,75.v^m, par exemple supérieure ou égale à 0,9.vj?m, ou encore égale à vj?m.

En outre, si la condition prédéterminée n'est pas remplie, l'organe de commande de courant 22 est configuré pour calculer la consigne de tension directe Vd,ref et la consigne de tension en quadrature vq ref, selon le deuxième mode de calcul, de préférence, en mettant en œuvre deux correcteurs de type « proportionnel-intégral ». Dans ce cas, l'organe de commande de courant 22 est configuré pour calculer la consigne de tension directe Vd,ref et la consigne de tension en quadrature vq,ref en mettant en œuvre les relations (3) suivantes :

' G '· r

Vq.ref = ^p,q(^q,ref ~ îq) Kj q J (îq,ref ~ Îq)dt

< (5) vd,ref - Kp d (id,ref ' ½) + Ki d I (ld.ref

où Kp q et Ki q sont deux coefficients prédéterminés du correcteur proportionnel-intégral associé, dans le deuxième mode de calcul, à la consigne de tension en quadrature, non nécessairement égaux aux coefficients K'P q et K'i q mentionnés précédemment ;

Kp,d et Ki;d sont deux coefficients prédéterminés du correcteur proportionnel-intégral associé, dans le deuxième mode de calcul, à la consigne de tension directe ;

t0 est un instant initial prédéterminé ; et

tf est un instant final prédéterminé ultérieur à l'instant initial prédéterminé, par exemple un instant courant.

Il résulte de ce qui précède que le premier mode de calcul correspond à une situation où un défluxage de la machine est requis (et est mis en œuvre). La relation (5) assure que la machine tournante 4 fonctionne à puissance maximale. En outre, la relation (4) conduit au calcul d'une consigne de tension qui se traduira par une injection de courant dans les enroulements du stator conduisant à un défluxage de la machine tournante.

La composante en quadrature de la puissance consommée par la machine tournante 4 étant prédominante devant la composante directe, il est avantageux que la relation (4) soit mise en œuvre sur la tension en quadrature vq ref, afin que l'action du régulateur proportionnel-intégral soit optimale. Une autre raison pour laquelle il est avantageux que la relation (4) soit mise en œuvre sur la tension en quadrature et non pas sur la tension directe est que la valeur de la tension en quadrature est susceptible de changer de signe au cours du fonctionnement de la machine tournante 4, de sorte qu'il n'existe pas de bijection entre la tension directe et le vecteur i0.

La mise en œuvre d'un unique régulateur proportionnel-intégral assure une commande plus robuste de la machine tournante 4, ce qui se traduit par une plus grande stabilité du couple mécanique fourni par la machine tournante 4.

Le premier organe de transformation 24 est configuré pour calculer une première, une deuxième et une troisième consigne de tension de phase, respectivement vA,ref, vB ref, vc,ref· Chacune des consignes de tension de phase vA,ref, vB,ref, vc,ref correspond à une tension cible pour la phase correspondante vA , vB, vc du stator de la machine tournante 4.

Plus précisément, le premier organe de transformation 24 est configuré pour calculer les consignes de tension de phase vA,ref, vB,ref, vc,ref à partir de la consigne de tension directe vd,ref et la consigne de tension en quadrature vq ref calculées par l'organe de commande de courant 22.

De préférence, le premier organe de transformation 24 est configuré pour calculer les consignes de tension de phase vA,ref, vB,ref, vc,ref en appliquant une transformation de Park inverse à la consigne de tension directe Vd,ref et la consigne de tension en quadrature vq ref. Une telle transformation est mise en œuvre en appliquant la relation (6) suivante :


où, comme décrit précédemment, 0e est la position angulaire électrique du rotor par rapport au stator de la machine tournante 4.

L'organe 28 de modulation de largeur d'impulsion est configuré pour générer le signal de commande de commutation à appliquer à l'onduleur 10. Plus

précisément, l'organe 28 de modulation de largeur d'impulsion est configuré pour déterminer le signal de commande de commutation destiné à commander l'onduleur 10 de sorte que les tensions vA, vB, vc appliquées par l'onduleur 10 aux phases correspondantes A, B, C de la machine tournante 4 soient, idéalement, égales à la première, la deuxième et la troisième consigne de tension de phase vA ref, vB ref, vc,ref respectivement.

La détermination d'un signal de commande de commutation à partir de consignes de tension de phase quelconques est connue en soi.

Le fonctionnement du système de commande 6 va maintenant être décrit.

Le système de commande reçoit une valeur d'un couple cible Tref désiré en sortie de la machine tournante 4.

Au cours du temps, le capteur de position angulaire 12 mesure la position angulaire Q du rotor de la machine tournante 4 par rapport au stator, et délivre le signal de position angulaire.

En outre, au cours du temps, le capteur de courant 14 mesure l'intensité iA, iB, ic du courant alimentant dans chaque phase correspondante du stator de la machine tournante 4, et délivre le signal d'intensité.

En outre, au cours du temps, le capteur de tension 16 mesure la tension vDC, et délivre le signal de tension.

Puis, à partir du couple cible Tref, du signal de vitesse angulaire et du signal de tension, l'organe 20 de calcul de consigne de courant calcule la consigne de courant direct id,ref et la consigne de courant en quadrature iq ref.

En outre, à partir du signal d'intensité, le deuxième organe de transformation 26 calcule le courant direct mesuré id et le courant en quadrature mesuré

'q- Puis, à partir de la consigne de courant direct id ref, de la consigne de courant en quadrature iq,ref, du courant direct mesuré id et du courant en quadrature mesuré iq, l'organe de commande de courant 22 calcule la consigne de tension directe vd ref et la consigne de tension en quadrature vq ref.

Plus précisément, si la condition prédéterminée est remplie, l'organe de commande de courant 22 calcule la consigne de tension directe Vd,ref et la consigne de tension en quadrature vq ref selon le premier mode de calcul, qui met en œuvre un unique régulateur proportionnel-intégral.

Si la condition prédéterminée n'est pas remplie, l'organe de commande de courant 22 calcule la consigne de tension directe Vd,ref et la consigne de tension en quadrature vq ref selon le deuxième mode de calcul, qui met en œuvre, par exemple, deux régulateurs de type « proportionnel-intégral ».

Puis, le premier organe de transformation 24 calcule la première, la deuxième et la troisième consigne de tension de phase vA ref, vB ref, vc,ref·

Puis, l'organe 28 de modulation de largeur d'impulsion génère le signal de commande de commutation afin de commander l'onduleur 10 de sorte que les tensions vA, vB, vc appliquées par l'onduleur 10 aux phases correspondantes A, B, C de la machine tournante 4 soient égales à la première, la deuxième et la troisième consigne de tension de phase vA,ref, vB,ref, vc,ref respectivement.

Selon une variante de l'invention, le deuxième organe de transformation 26 est configuré pour appliquer d'abord une transformation de Clarke aux intensités iA, iB, ic, puis une transformation de Park au résultat obtenu, en vue d'obtenir le courant direct mesuré id et le courant en quadrature mesuré iq. La transformation de Clarke est connue en soi.

Selon une autre variante, la tension limite V|im représente seulement une fraction de la quantité a.vDC, avantageusement au moins 0,5.Œ.Vdc, de préférence au moins 0,75. a. vDC, par exemple au moins 0,9.Œ.Vdc.

Selon une autre variante, la condition prédéterminée est vérifiée lorsque se produit une deuxième situation dans laquelle une vitesse angulaire w du rotor, égale à la dérivée par rapport au temps de la position angulaire Q du rotor, est supérieure ou égale à une vitesse de base (jb prédéterminée.

Selon une autre variante, la condition prédéterminée est vérifiée lorsque se produit l'une ou l'autre de la première situation ou de la deuxième situation précédemment décrites.

Selon une autre variante, l'organe de commande de courant 22 est configuré pour calculer la consigne de tension directe Vd,ref et la consigne de tension en quadrature vq ref selon le premier mode de calcul uniquement, en tout temps et sans vérification de la réalisation d'une quelconque condition.

Selon une autre variante, le calculateur 18 est configuré pour commander le fonctionnement de l'onduleur 10 en fonction, non pas du couple cible Tref, mais d'une vitesse de rotation cible wGqί du rotor de la machine tournante 4. Dans ce cas, le calculateur 18 comporte, en outre, un organe de conversion (non représenté) configuré pour convertir la vitesse de rotation cible wGqί en le couple cible Tref à fournir à l'organe 20 de calcul de courant cible. En particulier, l'organe de conversion est configuré pour convertir la vitesse de rotation cible (jref en le couple cible Tref à partir du signal de vitesse angulaire issu du capteur de vitesse angulaire 12, en mettant en œuvre la relation (7) suivante :


où Gp et G, sont deux coefficients prédéterminés ;

t0 est un instant initial prédéterminé ; et

tf est un instant final prédéterminé ultérieur à l'instant initial prédéterminé, par exemple un instant courant.

Le procédé et le système selon l'invention sont particulièrement avantageux. En effet, grâce au recours à un unique régulateur proportionnel intégral, le procédé selon l'invention réduit le couplage des grandeurs directes et en quadrature entre elles, ce qui se traduit par de moindres non-linéarités dans la commande, et autorise donc une commande de la machine tournante dans laquelle la tension maximale disponible est appliquée aux bornes de la machine tournante, sans que ne se posent de problèmes de manque de stabilité. Un tel procédé est donc apte à accroître le rendement de la machine tournante lors du défluxage.

En outre, le procédé et le système selon l'invention exploitent des relations linéaires pour la mise en œuvre de la commande : la commande prend en compte un écart entre le courant i0 consommé par la machine tournante 4 et la consigne

de courant iref pour déterminer la consigne de tension en quadrature vq ref, suivant une relation linéaire (et ce, sans contrainte préalable sur la valeur de la consigne de tension en quadrature vq ref). Il en résulte une stabilité accrue par rapport aux procédés de commande classiques. Par exemple, il en résulte une stabilité accrue par rapport à certains procédés de commande classiques dans lesquels, par exemple, la grandeur commandée est un angle, dans le référentiel tournant, de la tension aux bornes de la machine tournante 4. La relation entre un tel angle et le courant consommé par la machine tournante 4 n'étant pas linéaire, un tel procédé classique offre des performances moins satisfaisantes que le procédé selon l'invention, notamment en termes de stabilité.

Le procédé et le système selon l'invention autorisent également une surveillance de l'angle formé entre les directions respectives du flux magnétique des aimants du rotor et des courants, dans le repère tournant lié au rotor. De cette façon, il est possible de commander l'onduleur de façon à maintenir la valeur dudit angle en dessous d'un angle prédéterminé et ce, par exemple pour empêcher le basculement de la machine d'un fonctionnement dit « moteur », dans lequel la machine tournante absorbe de l'énergie et délivre un couple mécanique, à un fonctionnement dit « génératrice », dans lequel la machine tournante convertit de l'énergie mécanique au rotor en énergie électrique.