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1. WO2020002825 - METHOD FOR PRODUCING LAMINATED GLAZING WITHOUT ENAMEL STICKING TO THE BACK-GLASS

Note: Text based on automatic Optical Character Recognition processes. Please use the PDF version for legal matters

Description

Titre de l'invention : Procédé de fabrication d’un vitrage feuilleté évitant le collage de l’émail sur le contre-verre

[0001 ] |La présente invention a trait aux vitrages feuilletés tels que pare-brise

automobiles constitués de deux feuilles de verre bombées collées au moyen d’une couche adhésive intercalaire en thermoplastique transparent du type polyvinylbutyral (PVB).

[0002] Couramment, une au moins de ces deux feuilles de verre comprend un

revêtement périphérique noir. Celui-ci a plusieurs fonctions : cacher la liaison adhésive entre le pare-brise et la carrosserie de l’automobile, protéger l’adhésif organique du rayonnement ultra-violet, ainsi qu’une fonction esthétique car il est dans le champ de vision de l’occupant de l’automobile.

[0003] Il est habituel de numéroter les faces des feuilles de verre du vitrage feuilleté en partant de la face en contact avec l’atmosphère extérieure, numérotée 1. Ainsi, un pare-brise à deux feuilles de verre comporte les faces 1 , 2, 3 et 4, cette dernière étant en contact avec l’habitacle de l’automobile. Le procédé de fabrication des pare-brise comprend habituellement la sérigraphie du revêtement sur l’une des deux feuilles de verre ou les deux : sur la face 2, la face 3, la face 4 ou les faces 2 et 4 par exemple.

[0004] Le revêtement est déposé avant l’opération de bombage des feuilles de verre, qui consiste à chauffer les deux feuilles de verre ensemble dans un four à des températures de l’ordre de 610 °C par exemple. Le revêtement déposé doit être compatible avec le procédé de bombage du verre. En cas d’un revêtement en face 2 respectivement 3, cela signifie que le revêtement ne doit pas coller au contre-verre (face 3, respectivement 2).

[0005] Le revêtement peut consister en émail, qui comprend des pigments, frittes de verre, composés organiques, solvants... Afin d’éviter le collage du revêtement pendant l’opération de bombage, l’émail doit préalablement être pré-cuit à haute température au moins égale à 450 °C pour des feuilles de verre de 0,7 à 3,15 mm d’épaisseur . Cela nécessite l’utilisation d’un four de pré-cuisson. Le passage dans ce four peut occasionner des casses sur la face imprimée du revêtement.

Cette opération de pré-cuisson peut donc être une cause d’arrêt de production et de perte de productivité. Une augmentation significative du pourcentage de rebut (1 -2 % avec des crises à 6-7 %) peut être observée pour dégradation des propriétés optiques due à des différences d’émissivité entre les zones émaillées et non émaillées lors de la pré-cuisson. Les coûts et surtout la consommation d’énergie liés à la pré-cuisson sont élevés.

[0006] Un inconvénient des revêtements en émail est également la présence de

composés organiques et de solvants pouvant soulever des questions de toxicité.

[0007] L’invention s’est donc donné pour tâche de trouver un procédé de fabrication de vitrages feuilletés imprimés et bombés évitant tout collage du revêtement imprimé sur le contre-verre, en diminuant la consommation d’énergie, en supprimant l’opération de pré-cuisson dans un four spécifique, en diminuant voire en supprimant les composés organiques et solvants potentiellement toxiques.

[0008] Cet objectif a été atteint par l’invention qui, en conséquence, a pour objet un procédé de fabrication d’un vitrage feuilleté comprenant au moins une première et une seconde feuilles de verre, dans lequel la face de la première feuille de verre destinée à être orientée vers la seconde est imprimée avec un émail liquide qui est séché à une température n’excédant pas 400 °C, puis la première et la seconde feuilles de verre sont bombées ensemble en contact l’une avec l’autre dans leur position relative de destination dans le vitrage feuilleté, par chauffage à une température de ramollissement du verre, caractérisé en ce que l’émail liquide est une peinture aqueuse au silicate comprenant une poudre réfractaire de pigments et une poudre de liant aux silicates, en l’absence de fritte de verre, et en ce que le rapport en masse des pigments sur les silicates est supérieur à 1.

[0009] La peinture selon l’invention ne colle pas au contre-verre au bombage des deux feuilles de verre, en l’absence d’une pré-cuisson à température relativement élevée d’au moins 450 °C. Selon l’invention, un séchage préalable de la peinture à température beaucoup plus modérée, voire à température ambiante pendant 24 heures, suffit à garantir l’absence de collage au contre-verre. En l’absence de fritte de verre dans l’émail liquide d’impression, ce séchage à température modérée permet d’obtenir la couleur désirée d’émail, en particulier noire.

[0010] Les composés organiques et solvants potentiellement toxiques sont en proportions diminuées, mineures à nulles.

[001 1 ] Selon des caractéristiques préférées du procédé de l’invention :

[0012] la fraction organique de la peinture comprend au moins 80 % en masse

d’eau, éventuellement au moins un solvant organique et des additifs tels qu’épaississants, tensioactifs ; la fraction organique coïncide avec la totalité de la fraction liquide, l’extrait sec de la peinture est exclusivement minéral ;

[0013] la peinture comprend de 15 à 50 % en masse de fraction organique ;

[0014] les pigments comprennent Fe203, CuO et/ou MnO ;

[0015] l’opération consistant à imprimer la première feuille de verre est effectuée par sérigraphie ;

[0016] l’émail liquide est séché à une température n’excédant pas 350 °C ;

[0017] les feuilles de verre sont bombées par chauffage à une température au moins égale à 600 °C pendant au moins 5 min,

[0018] en particulier par affaissement par gravité.

[0019] L’invention sera mieux comprise à la lumière de quatre exemples de peintures suivants.

[0020] Exemple

[0021 ] Quatre peintures aqueuses au silicate sont préparées à partir de mélanges de poudres exclusivement minérales constituant l’extrait sec de ces peintures. Ces quatre poudres sont analysées par spectroscopie de fluorescence de

rayonnement X au moyen d’un spectromètre commercialisé par la Société Malvern Panalytical Ltd (UK) sous la référence MagiX PRO, et à l'aide du programme semi-quantitatif OMNIAN de la même Société.

[0022] Seul le bore de ces poudres est dosé par spectrométrie à plasma à couplage inductif (ICP) au moyen d’un spectromètre Vista-PRO® de la Société Varian Inc (USA).

[0023] Les résultats sont consignés en % en masse dans le Tableau 1 ci-dessous.

ND signifie : non détecté.

[0024] [Tableau 1]


[0025] Dans chacune des quatre peintures, les pigments sont susceptibles d’être constitués exclusivement de CuO, Fe203 et/ou Mn02.

[0026] On fabrique les peintures par ajout à chacune des quatre poudres d’une

fraction liquide constituée d’eau à plus de 80 % en masse, et de quantités mineures d’additifs (épaississants habituels, tensioactifs...) et éventuellement d’autres solvants.

[0027] Dans le Tableau 2 ci-dessous, les quantités sont, à l’instar de celles du

Tableau 1 , en % en masse. La proportion d’organiques (fraction liquide) est évaluée par analyse thermogravimétrique.

[0028] [Tableau 2]


[0029] La ligne Pigments/Silicates exprime le rapport de masse de ces deux groupes de composés. Les pigments sont constitués des poudres réfractaires de l’extrait sec (voir Tableau 1 ), à savoir CuO, Fe203, et Mn02, et les silicates de tous les autres constituants de l’extrait sec: les liants.

[0030] On utilise deux feuilles de verre sodocalcique flotté de 500 mm X 300 mm X 2,1 mm. L’une des deux feuilles de verre est imprimée avec chacune des quatre peintures par sérigraphie, notamment à sa périphérie et aux coins de la feuille.

On laisse sécher la peinture 24 h à l’air ambiant, opération suivie ou non d’un passage dans un four à 300 °C pendant 180 s, ou bien, selon un troisième mode de séchage, on passe seulement la feuille de verre dans un four à 300 °C pendant 180 s.

[0031 ] La feuille de verre peinte est alors appariée à l’autre feuille de verre non

peinte de sorte que sa surface peinte soit en contact avec cette autre feuille de verre. On effectue le bombage des deux feuilles de verre ainsi en contact l’une avec l’autre par chauffage à 640 °C pendant 10 min dans un four ; le bombage se produit par affaissement par gravité, au ramollissement du verre.

[0032] Les deux feuilles de verre ont ensuite vocation à être d’abord séparées, puis collées l’une à l’autre au moyen d’une couche adhésive intercalaire telle qu’en polyvinylbutyral (PVB) . Quand elles sont ainsi séparées, la peinture en restant collée sur le contre-verre, peut casser au moins un coin d’une des deux feuilles de verre ou des deux, et/ou être transférée au moins en partie sur le contre- verre ; ce phénomène est désigné par les termes « collage de la peinture ».

[0033] Dans le tableau 2, ce collage est signalé à la ligne « Absence de collage » par l’évaluation NOK. L’évaluation OK désigne à l’inverse une absence de coin cassé de feuille de verre, et de transfert de peinture sur le contre-verre. Cette

évaluation, pour chacune des quatre peintures, est indépendante de celui des trois modes de séchages que l’on a choisi. Il y a absence de collage si, dans la peinture, la masse de pigments est supérieure à celle des liants silicates.