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1. (WO2018224525) DEVICE FOR IDENTIFYING AT LEAST ONE COOLANT FLUID COMPOSITION, AND PROCESS
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DISPOSITIF D'IDENTIFICATION D'AU MOINS UNE COMPOSITION

DE FLUIDE REFRIGERANT ET PROCEDE

DOMAINE DE L'INVENTION

La présente invention concerne en général le domaine de la climatisation, en particulier dans le domaine automobile. Notamment, l'invention peut être utilisée dans un contexte d'entretien des circuits de climatisation de véhicules automobiles, cet entretien pouvant nécessiter l'identification de la nature d'un fluide réfrigérant parmi plusieurs fluides réfrigérants potentiels.

ARRIERE-PLAN TECHNOLOGIQUE

Les systèmes de climatisation utilisés dans le domaine automobile comprennent un circuit de fluide caloporteur, permettant d'évacuer les calories vers l'extérieur de l'habitacle, le fluide étant constitué par un fluide frigorigène généralement d'un type précis suivant la réglementation en vigueur. Jusqu'à récemment, un fluide frigorigène fluoré connu sous la référence usuelle R-134a était employé.

Un nouveau fluide frigorigène est arrivé sur le marché des véhicules automobiles récemment. Ce nouveau fluide porte la référence R-1234yf et remplace progressivement le précédent. Le R-134a n'est plus autorisé depuis 2014 dans les nouveaux modèles de véhicules (nouveaux types) et sera interdit dans tous les véhicules neufs à compter de 2017.

Il y a donc deux types de gaz possibles dans un véhicule (ancien ou nouveau) et il y a deux types de gaz sur le marché pour la maintenance des véhicules. Chaque véhicule doit conserver le type de gaz pour lequel il a été homologué.

L'expérience montre que la cohabitation de deux types de gaz sur le marché va conduire inéluctablement à des mélanges, des erreurs (volontaires ou involontaires). Il est donc souhaitable de pouvoir distinguer ces gaz lors d'interventions sur les systèmes de climatisation des véhicules, en réparation et en entretien.

On a proposé par le passé des dispositifs permettant l'identification d'un gaz réfrigérant. C'est en effet ce que propose la publication brevet US A1 5 158 747 qui divulgue un appareil pour identifier et distinguer un gaz réfrigérant parmi au moins deux types différents de réfrigérant. Cet appareil comprend une partie de raccordement à un circuit de climatisation permettant d'admettre une quantité de fluide réfrigérant dans un volume au niveau duquel une détection est opérée. Cette détection est basée sur des propriétés physiques du gaz admis dans l'appareil et en particulier le poids moléculaire, la chaleur spécifique ou encore les propriétés diélectriques ou acoustiques. Compte tenu de la forte ressemblance chimique et physique entre les gaz réfrigérants utilisés, et notamment en ce qui concerne les composés fluorés R-134a et R-1234yf, l'efficacité d'un tel appareil est soit problématique, soit implique des moyens de détection très précis donc complexes et coûteux.

C'est un objet de l'invention que de pallier au moins en partie les inconvénients des techniques actuelles.

RESUME DE L'INVENTION

Un aspect non limitatif de l'invention est relatif à un dispositif d'identification d'au moins une composition de fluide réfrigérant, comprenant un volume de réception de fluide réfrigérant dotée d'une entrée apte à être raccordée à un circuit de climatisation, et des moyens de détection de présence de l'au moins une composition dans le fluide réfrigérant dans le volume de réception.

Avantageusement, les moyens de détection comprennent un réactif placé dans le volume de réception et configuré pour réagir par une réaction chimique avec au moins une fonction éthylène, de sorte à identifier une composition comprenant une fonction éthylène, le réactif étant configuré pour que le produit de la réaction chimique présente une couleur différente de celle du réactif.

Ainsi, on peut discriminer des compositions de fluides réfrigérants selon la présence ou l'absence d'une fonction éthylène, similaire à une molécule d'éthylène, à savoir une fonction avec une double liaison covalente entre deux atomes de carbone. Cela est particulièrement utile pour les fluides connus sous les références R-134a et R-1234yf. En effet, le fluide R-134a, utilisé jusqu'à présent, ne comprend pas de fonction éthylène (il n'y a pas de double liaison covalente entre deux atomes de carbone), au contraire de celui R-1234yf, ce que le demandeur a opportunément noté et exploité. Grâce à l'invention, on opère une détection simple parmi ces deux fluides alors même que cette détection parait de prime abord délicate dans la mesure où ces fluides sont par ailleurs très similaires, notamment en ce qu'il s'agit de fluides fluorés de propriétés fort proches.

De manière préférée, l'identification peut se faire par inspection visuelle. Soit le fluide admis et restant dans le volume de réception engendre un changement de couleur et on peut déduire que le fluide est à fonction éthylène, soit aucun changement visuel n'est constaté, ce dont on déduit que le fluide ne comprend pas de fonction éthylène. La fonction éthylène (que l'on pourrait aussi appeler fonction alcène) permet d'identifier qu'un composant de la famille des alcènes est présent.

Un autre aspect séparable de l'invention est un dispositif d'identification comprenant un corps doté d'un volume de réception d'un fluide réfrigérant, et une interface de raccordement qui est de préférence amovible relativement au corps.

Un autre aspect séparable de l'invention concerne un procédé d'identification d'au moins une composition de fluide réfrigérant d'un circuit de climatisation, comprenant une détection de présence de l'au moins une composition dans le fluide réfrigérant dans un volume de réception de fluide, caractérisé en ce que la détection comprend la mise en contact du fluide réfrigérant avec un réactif placé dans le volume de réception et configuré pour réagir lors d'une réaction chimique avec une fonction éthylène, de sorte à identifier une composition comprenant une fonction éthylène, le réactif étant choisi pour que le produit de la réaction chimique présente une couleur différente de celle du réactif.

BREVE INTRODUCTION DES FIGURES

D'autres caractéristiques, buts et avantages de la présente invention apparaîtront à la lecture de la description détaillée qui suit, en regard des dessins annexés, donnés à titre d'exemples, non limitatifs, et sur lesquels :

- la FIGURE 1 a montre un dispositif de l'invention selon un principe général; la FIGURE 1 b montre une forme de support de réactif possible ;

- les FIGURES 2 et 3 montrent un autre mode de réalisation de l'invention respectivement en perspective et en coupe ;

- les FIGURES 4 et 5 montrent un autre mode de réalisation de l'invention respectivement en perspective et en coupe ;

- les FIGURES 6 et 7 montrent un autre mode de réalisation de l'invention respectivement en coupe et de profil ;

- les FIGURES 8 et 9 montrent un autre mode de réalisation de l'invention respectivement en coupe et de profil.

Les dessins sont donnés à titre d'exemples et ne sont pas limitatifs de l'invention. Ils constituent des représentations schématiques de principe destinées à faciliter la compréhension de l'invention.

DESCRIPTION DETAILLEE

Avant d'entamer une revue détaillée de modes de réalisation de l'invention, sont énoncées ci-après des caractéristiques optionnelles qui

peuvent éventuellement être utilisées suivant toute association ou alternativement :

- le réactif comprend un oxydant de la fonction éthylène ;

- au moins un filtre disposé entre l'entrée fluidique 5 et le réactif ;

- le au moins un filtre est configuré pour piéger des fluides huileux en laissant passer le fluide réfrigérant ;

- le au moins un filtre comprend de l'alumine ;

- le au moins un filtre comprend une première couche d'alumine 7 poreuse au fluide réfrigérant ;

- le réactif est porté par au moins un support 6 contenant ou consistant en de l'alumine ou en un silicate ;

- le support 6 comprend une deuxième couche d'alumine poreuse au fluide réfrigérant ;

- le volume de réception comprend une pluralité de particules, au moins une portion du réactif étant située sur la surface extérieure d'au moins une partie des particules ;

- les particules sont des billes ;

- les billes présentent un diamètre compris entre 2.5 mm et 5 mm, et de préférence entre 3 mm et 4 mm ;

- le réactif a un poids compris entre 1 et 2 grammes, et de préférence de 1 .5 grammes ;

- une couche postérieure d'alumine 8 poreuse au fluide réfrigérant est comprise en aval du réactif relativement à l'entrée fluidique 5 ;

- le réactif contient du permanganate de potassium ;

- un corps 2 délimite le volume de réception 1 , la paroi du corps 2 étant transparente au moins au niveau du réactif ;

- une interface 1 1 de raccordement fluidique comprend un passage de fluide vers l'entrée 5 et apte à être connectée mécaniquement à un circuit de climatisation ;

- l'interface 1 1 comprend un percuteur 10 configuré pour ouvrir une valve d'un embout 12 du circuit de climatisation ;

- l'interface 1 1 et le corps 2 peuvent être deux pièces distinctes assemblables de manière amovible, par exemple par une liaison de

vissage ; ces parties peuvent aussi être monoblocs et notamment être venu d'une seule matière ;

- un joint 13 est applicable sur une embouchure d'un embout 12 du circuit de climatisation ;

- le joint 13 est déformable en flexion lors d'une poussée de l'embout 12 ;

- une paroi de guidage est comprise par emmanchement d'un embout 12 du circuit de climatisation.

Eventuellement, les options suivantes sont aussi possibles :

- la masse de la quantité maximale de fluide réfrigérant admissible dans le volume de réception est telle que le fluide est en excès relativement à la quantité de réactif;

- une extrémité distale est dotée de moyens d'accouplement avec un outil ; une empreinte peut permettre à un outil d'entraîner le dispositif ; cette empreinte peut être du type 6 pans ; elle peut être femelle (pour utilisation d'une clé mâle, par exemple à 6 pans) ou mâle ;

- l'interface comprend des moyens de montage sur un embout du circuit de climatisation.

A moins qu'il n'en soit disposé autrement par la suite, les caractéristiques d'un mode de réalisation peuvent être indifféremment mises en œuvre dans d'autres modes de réalisation. L'identification permise par l'invention a notamment pour but de différencier deux fluides réfrigérants (ou éventuellement deux familles de fluides) et en particulier deux fluides employés de manière exclusive dans le secteur automobile et portant les références réglementaires R-1234yf et R-134a. Dans ce cas, la discrimination de l'un par rapport à l'autre suffit pour identifier sans ambiguïté le fluide en présence. D'une manière générale, l'identification de l'invention sert pour le moins à identifier, même de manière non unique, un fluide par sa caractérisation quant à la présence ou non d'une fonction éthylène.

Le tétrafluoroéthane est un hydrocarbure halogéné de formule brute

C2H2F4. Ce gaz est utilisé principalement comme fluide réfrigérant sous le nom de R-134a ou HFC-134a. Composé de la classe des hydrofluorocarbures (HFC), il n'a pas d'impact sur la couche d'ozone (ODP = 0), et donc a été

désigné pour remplacer les divers CFC (plus particulièrement, le Dichlorodifluorométhane R-12) utilisés dans les systèmes de refroidissement. Cependant, ce composé chimique contribue grandement à l'effet de serre.

Le tétrafluoropropène, HFO-1234yf ou R-1234yf, est un Hydrofluoroalcène de formule CH2 = CFCF3. Plus récemment, ce gaz a été notamment proposé pour remplacer le R-134a (tétrafluoroéthane) comme fluide frigorigène dans les circuits de climatisation des voitures. Le tétrafluoropropène est un gaz inflammable, qui peut se décomposer en fluorure d'hydrogène et halogénures de carbonyle.

Les propriétés physico-chimiques des composés ci-dessus sont sensiblement similaires. Ce point est également observé concernant la toxicité. De même, les performances techniques du R-1234yf sont comparables à celles du R-134a. Concernant la compatibilité avec les polymères et les élastomères, les données collectées ne mettent pas en avant de différence également sur cet aspect technique.

L'ensemble des données collectées sur les gaz R-134a et R-1234yf ne mettent pas en avant de différence significative dans le cadre de leur utilisation comme réfrigérant des systèmes de climatisation automobile (incompatibilités) et de leurs propriétés physico-chimiques, ce qui est problématique pour les distinguer.

Cependant, le demandeur a détecté une différence chimique entre ces deux molécules fluorées qui est la présence d'une fonction éthylène dans la formule du R-1234yf qui n'est pas retrouvée sur le R-134a. C'est grâce à cette différence que l'invention se propose d'opérer une distinction potentielle entre les deux fluides réfrigérants. En effet, la double liaison C = C ne se trouve que dans la fonction éthylène.

Dans un mode particulier de réalisation, la détection d'une fonction éthylène est réalisée par un réactif permettant l'oxydation de cette fonction suivant une réaction d'oxydoréduction. Dans un cas préféré, le réactif objet de la réduction subit une coloration qui peut être inspectée visuellement de sorte à détecter si la réaction d'oxydoréduction souhaitée a été effectivement produite et si, par conséquent, une fonction éthylène était présente dans le fluide mis au contact du réactif.

Dans un mode de réalisation, le réactif peut consister en ou contenir du permanganate de potassium. On peut alors décrire la détection chimique de la présente invention par la réaction d'oxydoréduction suivante :

Réactivité à température ambiante


La double liaison du fluide R-1234yf réagit ici avec le permanganate de potassium (avantageusement dans des conditions de pH supérieur ou égal à 7) de sorte à former un diol et un précipité de couleur brune (MnO4) identifiable visuellement.

Suivant un mode de réalisation, un support solide est utilisé pour porter le réactif de la fonction éthylène. Ce dernier peut par exemple être fabriqué à partir d'une solution notamment aqueuse dont le support est imbibé ou revêtu, le réactif étant ensuite séché.

Dans le cas du permanganate de potassium, le réactif présente une coloration rose/violette par défaut. S'il est mis au contact d'un fluide présentant une fonction éthylène, sa réduction engendre un produit de réaction de couleur nettement plus foncée, typiquement marron. Cela révèle une présence d'une insaturation dans le fluide réfrigérant.

Le demandeur a validé que des solutions aqueuses de permanganate de potassium à hauteur de concentration molaire respectivement de 0,6 ; 6,3 et 63 mmol. 1 peuvent donner satisfaction. On constate que la puissance de la réaction d'oxydation du permanganate de potassium permet de limiter fortement les quantités efficaces de réactif. Dans le contexte des concentrations précédentes, on a testé la mise en contact de 2 ml de chaque solution avec un support. Sans mise en contact avec un fluide réfrigérant, aucun changement de couleur n'est constaté. Le support recouvert du réactif le moins concentré restant de couleur fuchsia, celui intermédiaire de couleur violette et le plus concentré de couleur violette très foncée. La même couleur est constatée

lorsqu'un fluide réfrigérant du type R-134a est mis au contact du support par barbotage sous forme gazeuse pendant 30 secondes. Par contre, dans les mêmes conditions de mise en contact appliquées au fluide R-1234yf, le support doté du réactif change nettement de couleur. Il devient de couleur brune pour la concentration la moins élevée, de couleur brune foncée pour la concentration intermédiaire et pour la concentration la plus forte.

La figure 1 a schématise un exemple de réalisation de l'invention, dans laquelle le dispositif se présente globalement sous la forme d'une cartouche formée par un corps 2 creux étanche délimitant un volume intérieur 1 . Un fluide peut être admis par une extrémité proximale et se trouve bloqué dans le volume du corps creux 2 qui ne présente pas de passage de fluide hormis pour son admission. Avantageusement, le corps 2 est en matière plastique et présente un niveau de transparence suffisant au moins sur une portion adéquate de sa surface de sorte à permettre une lisibilité d'un changement de couleur du réactif en cas de détection de présence d'un fluide réfrigérant prédéterminé.

Globalement, le corps 2 s'étend depuis une extrémité proximale 4 au niveau de laquelle se trouve une entrée 5 permettant l'introduction de fluide dans le volume intérieur 1 , jusqu'à une extrémité distale 3. On comprend que, sous l'effet d'une certaine pression de fluide, ce dernier a tendance à occuper le volume intérieur 1 lorsqu'il est admis par l'entrée fluidique 5.

Le réactif occupe tout ou partie du volume intérieur 1 . Dans le cas de l'exemple, le réactif est incorporé un support 6. Ce dernier est, selon un mode de réalisation, en matière poreuse ou présente une structure ajourée de sorte à permettre le passage de fluide à l'intérieur de son volume pour répartir de manière satisfaisante le fluide dans le volume 1 . De manière préférée, le support 6 est constitué ou est à base d'alumine, et en particulier est un bloc d'alumine poreux.

Selon une possibilité, le réactif est synthétisé en phase liquide, de préférence en solution aqueuse, et le support en est ensuite imprégné puis séché sous-vide.

Optionnellement, un filtre peut être positionné en amont du support 6, c'est-à-dire plus vers l'entrée fluidique 5. Ce filtre a pour fonction de retenir des éléments (poussières et/ou huiles et/ou traceurs (qui peuvent être des colorants traçable notamment sous lumière UV)) qui sont susceptibles d'être présents et de gêner la réaction chimique et/ou de fermer le volume de réception de manière non étanche aux gaz. À titre d'exemple, un filtre peut être formé d'un bloc ou d'une couche d'alumine présentant une porosité suffisante pour laisser le fluide parvenir jusqu'au support 6. Cet exemple n'exclut pas que d'autres filtres sont également présents. En outre, un espace résiduel entre le filtre et l'extrémité proximale 5 du corps 2 peut être occupé par une couche tampon 9 ; la couche tampon 9 est notamment en ouate de coton. De l'autre côté du support 6, une couche postérieure 8 peut être présente. Il peut aussi s'agir d'une couche d'alumine poreuse.

Suivant le mode de réalisation de la figure 1 b, le corps creux est globalement, équivalent au cas de la figure 1 a. Il reçoit dans ce cas des particules qui sont le support du réactif. Ce dernier peut être issu d'une phase liquide ayant recouvert les particules (ou une partie d'entre-elles) et séchée. Suivant une possibilité, les particules ont une forme de billes, la surface extérieure étant sphérique (ce qui n'exclut pas une rugosité importante sur cette surface). Avantageusement, le contact entre les billes est tel que les billes préservent des espaces entre elles, ces espaces permettant le passage du fluide. Le demandeur a constaté que cette solution répartit rapidement le fluide dans le volume de réception 1 , ce qui est aussi avantageux pour obtenir une réaction homogène dans ce volume avec le réactif. La visualisation se fait en observant un changement de couleur à la surface des particules.

Dans un cas non limitatif, les billes 18 présentent un diamètre compris entre 2,5 mm et 5 mm, et avantageusement entre 3 mm et 4 mm. Le demandeur a constaté que ce choix dimensionnel était particulièrement intéressant pour disposer d'une densité de billes élevée tout en ayant des espaces interstitiels satisfaisants. À titre d'exemple, pour remplir un volume de réception 1 présentant un volume de l'ordre de 2600/2700 mm3, le volume ayant par exemple des dimensions d'un cylindre de 1 1 mm de diamètre pour une hauteur de 28,2 mm, on peut utiliser entre 20 et 30 billes, par exemple 24 ou 25, avec un diamètre de l'ordre de 3 à 4 mm. Dans ces conditions, le réactif revêtant la surface extérieure des billes représente un poids de 1 ,5 g. Bien évidemment, les incertitudes de fabrication et de mesures peuvent faire varier ces paramètres dans une gamme de tolérance. Cet exemple chiffré n'est par ailleurs aucunement limitatif.

Dans le mode de réalisation illustré non limitatif, seule une couche tampon est présente, servant simplement de couche de couverture, non étanche aux gaz, au-dessus des particules.

Dans le mode de réalisation employant des particules, ou dans tout autre mode réalisation, le volume de réception peut être simplement coiffé par une couche tampon perméable aux gaz.

Deux exemples ont été précédemment décrits, l'un en référence à un réactif porté par une couche poreuse, l'autre en référence à réactif porté par des particules. L'invention peut aussi comprendre une combinaison des deux types de supports, par exemple de manière superposée au sein du volume de réception 1 .

D'une manière générale, il est avantageux que le dispositif de l'invention présente des moyens facilitant sa coopération avec le circuit de climatisation dans le fluide réfrigérant à identifier. À cet effet, les figures 2 et 3 montrent un mode de réalisation de l'invention comportant différentes dispositions pour associer le dispositif et un embout 12 du circuit de climatisation. D'une manière générale, il est avantageux que le dispositif comporte une interface 1 1 adaptée à la conception de l'embout 12 du circuit à tester. Dans le cas schématisé sur la figure 2, l'embout 12 correspond à un raccord de service présent sur les véhicule et comprenant notamment une valve comportant un piston rétractable appelé obus de sorte à ouvrir une sortie de fluide.

Le dispositif de l'invention peut comporter dans ce contexte une interface

1 1 présentant une paroi périphérique 14, par exemple sous forme d'une enveloppe cylindrique creuse, apte à un emmanchement sur la surface extérieure de l'embout 12. Éventuellement, la surface intérieure de la paroi périphérique 14 peut comporter une portion de verrouillage (par exemple un ou plusieurs reliefs en saillie pour coopérer avec une portion complémentaire (par exemple un épaulement) de l'embout 12. Bien évidemment d'autres modalités de coopération, en particulier par emmanchement, peuvent être satisfaisantes.

Dans le cas de la figure 2, on comprend que la paroi périphérique 14 délimite une embouchure par laquelle est introduite l'extrémité distale de l'embout 12, cette extrémité étant ensuite amenée dans le volume intérieur de la paroi périphérique 14 jusqu'à un percuteur 10. À ce stade, une poussée supplémentaire provoque le retrait du piston de la valve de l'embout 12 du fait d'un contact du piston avec le percuteur 10.

Avantageusement, un joint 13 est présent dans le volume intérieur défini par la paroi périphérique 14 de sorte à s'appliquer de manière étanche sur une portion de l'embout 12, et préférentiellement sur la tranche de son extrémité distale, généralement de forme circulaire. On pourra utiliser un joint 13 de nature torique. On comprend que le dispositif reçoit le fluide à tester et que ce dernier passe de manière étanche du circuit de climatisation au volume de réception 1 sans échappement à l'atmosphère.

La figure 3 montre en coupe longitudinale le dispositif de l'invention ainsi constitué et on comprend que le joint 13 combiné à l'emmanchement par la paroi périphérique 14 assure l'étanchéité au moins partielle dans cette zone de sorte que, lorsque le percuteur 10 ouvre la valve de l'embout 12, le fluide réfrigérant est amené vers le volume intérieur 1 qui est réalisé de manière communicante avec l'interface 1 1 au travers de l'entrée fluidique 5.

Éventuellement, le dispositif peut être équipé de moyens d'accouplement permettant la coopération avec un outil de manipulation du dispositif sur l'embout 12, par exemple une rallonge pour atteindre plus facilement à un endroit peu accessible. Par exemple, dans le cas des figures 2 et 3, l'extrémité distale 3 comporte une empreinte femelle permettant d'introduire un outil, par exemple une clef six pans. D'autres dispositions alternatives ou cumulatives sont possibles, par exemple sur la paroi du corps 2 ou de l'interface 1 1 .

Les figures 4 et 5 présentent une variante de réalisation dans laquelle percuteur 10 est doté d'un trou central dans lequel le piston de la valve de l'embout 12 peut s'insérer lors de l'emmanchement. En fin de course, la base du piston est mobilisée en translation pour ouvrir la valve. Ce mode de réalisation présente une autre possibilité de l'invention portant sur un joint 13, sous forme d'une bague présentant une section oblongue et non pas une section sensiblement circulaire comme un joint torique. Grâce à cette

configuration, la bague formant joint 13 peut se déformer en flexion (soit encore par flambage) lorsqu'une compression lui est appliquée par l'intermédiaire de l'embout 12. Cela permet d'assurer un débattement longitudinal de l'embout 12 au contact du joint 13 plus important que dans le cas d'un joint torique. Par exemple, la largeur du joint 13, tel que représenté en figure 5, présente une dimension comprise entre 2 millimètres et 6 millimètres.

Un autre mode de réalisation est présenté aux figures 6 et 7. Le principe de fonctionnement est sensiblement équivalent à celui des modes de réalisation précédents, notamment par le recours à un percuteur 10 et à une surface d'emmanchement, aptes à coopérer avec l'embout 12. Néanmoins, l'interface 1 1 y est formée avec au moins une pièce réalisée de manière amovible relativement au corps. En l'espèce, une bague proximale dotée de moyens de clipsage 16 équipe le dispositif de sorte à participer à la paroi périphérique 14 coopérant avec l'embout 12. Éventuellement, cette pièce amovible peut aussi comprendre le percuteur 10 et/ou porter le joint 13 de sorte à former un ensemble d'admission de fluide qui soit séparé de l'ensemble contenant le réactif.

Une autre variante est illustrée aux figures 8 et 9. Globalement, l'interface 1 1 y comportent une partie cylindrique creuse dans la continuité du corps 2 admettant dans son volume intérieur une pièce de base portant le percuteur et une bague 17, la pièce de base et la bague 17 étant disposées par emmanchement à ajustement serré dans la portion périphérique 14 dans la continuité du corps. Un intérêt de cette configuration est de former une gorge 15 entre la pièce de base et la bague 17 pour assurer la rétention du joint 13 à l'intérieur de l'interface 1 1 . On rejoint ainsi la configuration de joint fixe présentée à la figure 6.

On notera que, comme dans le cas précédent, tout ou partie de la zone d'interface 1 1 peut être réalisée en un matériau plus résistant mécaniquement que d'autres parties du dispositif, notamment le corps 2. Par exemple, la bague 17 peut être métallique, ce qui peut augmenter sa résistance lors d'une coopération entre une portion de cette bague 17 et l'embout 12.

Eventuellement, au moins une valve, configurée pour fermer sélectivement le volume de réception de gaz, équipe le dispositif.

Cette valve peut être sur la partie du dispositif comprenant le réactif (par exemple à l'embouchure du volume 1 et cette valve est ouverte lors de l'assemblage avec une autre partie du dispositif ou lors du raccordement sur l'embout 12. Par exemple, sa commande en ouverture et/ou en fermeture peut être manuelle, notamment par un bouton poussoir déplaçable entre une position d'obturation d'un canal de passage du fluide et une position d'ouverture. Une autre possibilité est une valve qui est fermée par défaut (par exemple à encontre d'un élément de rappel élastique tel un ressort) et est ouverte par la poussée d'un organe d'appui solidaire d'une autre partie (l'interface 1 1 si elle est amovible ou encore l'embout 12 lui-même).

Une valve peut, en complément ou alternativement, équiper l'interface 1 1 en particulier lorsqu'elle est amovible. De cette façon, lorsque l'interface 1 1 est montée de manière étanche sur la partie contentant le réactif, la valve peut assurer une absence de sortie de fluide en dehors du dispositif en fin de test. Là-encore, des valves automatiques ou manuelles, dont celles évoquées plus haut, sont employables.

On peut notamment réaliser un dispositif avec une partie jetable, comprenant le réactif, et une partie réutilisable comprenant tout ou partie de l'interface de coopération avec l'embout 12. Par exemple, on peut former une première partie en matière plastique transparente de moindre résistance et une deuxième partie en matériau plus résistant, notamment en matière plastique plus rigide ou encore en aluminium ou en acier. Éventuellement, une portion taraudée de l'interface 1 1 est portée par la partie amovible, de préférence en matériau plus résistant, de sorte à améliorer la coopération avec l'embout 12.

Ainsi, on peut rapporter l'interface 1 1 sur le corps 2 en faisant coopérer par emmanchement cylindre sur cylindre une surface cylindrique dans la continuité du corps 2 et une surface cylindrique de l'interface 1 1 , cette dernière étant amovible et rapportée de manière fixe grâce à des moyens notamment de clipsage 16.

En opération, l'identification de fluide réfrigérant peut être réalisée de la manière suivante. Le dispositif est raccordé à l'embout 12 avec un appui suffisant pour que la longueur d'emmanchement assure la mise en contact du percuteur 10 et du piston de la valve de l'embout 12. S'ensuit l'ouverture de la valve et l'admission de fluide réfrigérant issu du circuit de climatisation à l'intérieur du volume 1 . À ce stade, le fluide est au contact du réactif si bien que, si une fonction éthylène est présente, la réaction de l'invention est révélée par un changement de couleur.

En fin d'opération, l'opérateur n'a qu'à détacher le dispositif de l'embout

12. Éventuellement, une partie du dispositif est réutilisée pour une autre identification alors que la partie du dispositif qui contient le réactif est jetée ou recyclée si ce dernier a réagi.

REFERENCES

1 . Volume de réception

2. Corps

3. Extrémité distale

4. Extrémité proximale

5. Entrée

6. Support

7. Première couche d'alumine

8. Couche d'alumine postérieure

9. Couche tampon

10. Percuteur

1 1 . Interface

12. Embout

13. Joint

14. Paroi périphérique

15. Gorge

16. Moyen de clipsage

17. Bague

18. Bille