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1. (WO2012175869) METHOD FOR CONTROLLING POWER IN MOBILE NETWORKS
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PROCEDE DE CONTRÔLE DE PUISSANCE

DANS LES RESEAUX MOBILES

L'invention se rapporte au domaine des réseaux mobiles. L'invention concerne en particulier la détermination de la puissance émise par les stations serveuses dans un réseau mobile.

Il est bien connu, par exemple dans les réseaux mobiles cellulaires, que les interférences entre les multiples signaux émis par les stations de base et reçus par un terminal mobile limitent fortement la QoS (initiales des mots anglais « Quality of Service » signifiant « Qualité de Service ») offerte aux utilisateurs du réseau, ainsi que la quantité globale de trafic que le réseau peut gérer. L'effet des interférences intercellulaires est particulièrement perceptible le long des bordures de cellule, puisque pour un utilisateur situé au centre d'une cellule, la force du signal utile dépasse largement celle des signaux interférents ; la QoS dépend donc surtout des utilisateurs situés en bordure de cellule ; c'est pourquoi les ingénieurs chargés de l'optimisation du réseau côté opérationnel consacrent beaucoup d'efforts à l'optimisation du réseau en bordure de cellule.

Il est possible de combattre les interférences intercellulaires en planifiant en conséquence la puissance de chaque station de base dans la bande, ou chaque sous-bande, de fréquences du spectre d'émission : c'est ce que l'on appelle le « contrôle de puissance ».

L'article de R. Combes, Z. Altman, et E. Altman intitulé « Self-organizing fractional power control for interférence coordination in OFDMA networks » (IEEE ICC 201 1 ) propose un procédé dynamique de contrôle de puissance dans les réseaux mobiles de type OFDMA (initiales des mots anglais « Orthogonal Frequency-Division Multiple Access » signifiant « Accès Multiple par Division en Fréquence Orthogonale »). Dans ce procédé, on considère, au sein d'un réseau mobile cellulaire, un groupe

de A stations de base émettant chacune avec une puissance Ρ^ , où s = l,..., A et b = l,..., B , dans B sous-bandes de fréquences. Chaque station de base met en œuvre, de manière réitérée (par exemple périodique), les étapes suivantes :

a) réception, de la part de terminaux mobiles desservis par ladite station de base s , de mesures de paramètres radio effectuées par ces terminaux mobiles,

(b) b) calcul, pour b = l,..., B et t = l,..., A , de valeurs V^ prédéterminées à l'aide desdites mesures,

(b) c) transmission aux autres stations de base desdites valeurs , et

réception, de la part des autres stations de base, des valeurs

(b)

analogues ^y ,

d) calcul, à l'aide desdites valeurs V , des dérivées , où U

est une fonction d'utilité prédéterminée pour ledit réseau, et

e) mise à jour des puissances de transmission P^ de manière à réduire la valeur de ladite fonction d'utilité U .

Plus précisément, selon ce procédé :

A

u = ∑us ,

s=l

où US est une fonction prédéterminée des débits délivrés par la station de base .

Concernant l'étape a), si lesdits paramètres radio comprennent l'atténuation (également appelée « Référence Signal Received Power », ou RSRP, en anglais), les mesures peuvent être par exemple conformes à la norme 3GPP TS 36.214, « Evolved Universal Terrestrial Radio

Access (E-UTRA); Physical layer » , Section 5.1 .1 (« Measurements »). La transmission de ces mesures à la station de base serveuse est, par exemple, conforme à la norme 3GPP TS 36.331 « Evolved Universal Terrestrial Radio Access (E-UTRA); Radio Resource Control (RRC); Protocol Spécification », Sections 5.5 (« Measurements ») et 6.3.5 (« Measurement information éléments »).

Concernant l'étape c), les communications entre stations de base voisines appartenant à un réseau OFDMA de type 3GPP LTE (initiales des mots anglais « Long Term Evolution » signifiant « Évolution à Long Terme ») peuvent, par exemple, utiliser l'interface « X2 ».

Ce procédé connu présente plusieurs inconvénients :

- il optimise une métrique associée à la QoS instantanée du réseau ; or de telles métriques ne peuvent être reliées de façon directe aux critères de qualité moyens, qui sont les vraies mesures de qualité auxquelles l'opérateur s'intéresse, par exemple le taux de blocage de communications ou le temps moyen de transfert de fichier ;

- l'optimalité (même partielle) de ce procédé n'a pas été prouvée ; il est donc possible qu'il existe certains scénarios dans lesquels ce procédé connu dégrade l'état du réseau au lieu de l'améliorer ; et

- la stabilité de ce procédé n'a pas non plus été prouvée ; or la question de la stabilité est essentielle dans la mesure où aucun opérateur ne voudra mettre en œuvre un tel procédé dans son réseau sans des garanties fortes quant à la stabilité et la résistance au bruit.

Ce procédé converge vers une configuration stable uniquement dans l'hypothèse - évidemment irréaliste -- d'un nombre d'utilisateurs constant dans le temps et de durées de communication infinies. Comme il ne converge pas vers une configuration stable dans des conditions réelles d'utilisation, il est impossible, à partir de l'observation, même sur un temps très long, du comportement dynamique d'une mise en œuvre du procédé,

d'en déduire une planification de la puissance d'émission des stations de base dans la bande, ou les sous-bandes, de fréquences.

Il est clair que le problème des interférences évoqué ci-dessus affecte pratiquement tous les types de réseaux mobiles, qu'ils soient cellulaires (2G, 3G, et ainsi de suite) ou sans-fil (WiFi, Bluetooth, et ainsi de suite). La présente invention concerne tous ces types de réseaux, dans lesquels des terminaux mobiles échangent des communications radiofréquences avec des équipements (stations de base, points d'accès, stations-relais, et ainsi de suite) que l'on désignera indifféremment sous le nom de « stations serveuses ».

La présente invention concerne donc un procédé de contrôle de puissance dans un réseau mobile, ledit procédé comprenant, pour chaque station serveuse s , où s = l,..., A , appartenant à un groupe de A stations serveuses où A > 2 , émettant chacune avec une puissance


, les étapes suivantes :

a) réception, de la part de terminaux mobiles desservis par ladite station serveuse s , de mesures de paramètres radio effectuées par ces terminaux mobiles,

b) calcul d'au moins une valeur v prédéterminée, où b e [l,..., H]

et t e [l,..., À\ , à l'aide desdites mesures,

c) transmission à au moins une autre station serveuse t , ou un dispositif associé à cette station serveuse t , de la valeur respective

(b)

y , et réception, de la part au moins de ladite station serveuse t

(b)

ou dudit dispositif associé, de la valeur analogue Vt ,

( )

d) calcul, à l'aide au moins de ladite valeur Vt , des dérivées

, où U est une fonction d'utilité prédéterminée pour ledit

e) mise à jour des puissances de transmission P^ de manière à réduire la valeur de ladite fonction d'utilité U .

Ce procédé est remarquable en ce que :

- la fonction d'utilité U = U(pi,...,p^) est une fonction croissante de la charge ps , où 5 = 1,..., A , définie sur une durée prédéterminée T , de chaque station serveuse dudit groupe, ladite charge ps dépendant des intensités de trafic arrivant dans la zone géographique Ds desservie par la station serveuse s et des débits délivrés par cette station serveuse, et

(b) dp

- ladite valeur V est représentative de la quantité— - - .

dp(b)

Grâce à ces dispositions, on peut réduire très efficacement les interférences dans un réseau mobile, en ajustant la puissance transmise par chaque station serveuse sur la bande, ou chacune des sous-bandes, de fréquences d'émission. En effet, pour peu que l'on choisisse judicieusement ladite durée T , la fonction d'utilité selon l'invention est directement liée à des critères de qualité moyens du réseau (taux de blocage, temps de transfert de fichier, et ainsi de suite) directement exploitables par l'opérateur, et donc à la QoS moyenne du réseau.

On notera que le procédé selon l'invention prend en compte la quantité de trafic arrivant dans la zone géographique desservie par chaque station serveuse. Ses performances sont, de ce fait, meilleures que les procédés connus dans les situations où la quantité de trafic varie sensiblement d'une zone géographique à une autre, situations que l'on rencontre notamment dans les réseaux mobiles hétérogènes, tels que femto/macro.

En outre, il est possible de démontrer mathématiquement que le procédé de contrôle de puissance selon l'invention organise, sur la base d'une mise en œuvre du procédé pendant une période de temps suffisamment longue, une convergence de la configuration de puissances vers un état stable optimal, et ce, quelles que soient les fluctuations du trafic.

Enfin, le procédé de contrôle de puissance selon l'invention présente également les avantages suivants :

- la charge de signalisation est très faible et compatible avec les capacités disponibles sur les liens entre stations serveuses (interface X2 en LTE) ;

- la charge de calcul est faible car le calcul du gradient se fait à l'aide de formules explicites, et aucune simulation n'est nécessaire ; et

- le procédé est distribué : chaque station met à jour sa propre puissance, il n'existe pas d'entité centrale chargée de coordonner les différentes stations.

Selon des caractéristiques particulières, ladite charge est définie par l'ex ression :


ou

λγ est l'intensité surfacique du trafic arrivant au point r , et jf est le débit maximum que la station serveuse s est capable de délivrer au point r .

Grâce à ces dispositions, ladite charge ps est telle que chaque

quantité , où s,t = \,..., A et b = \,..., B , peut commodément être

évaluée à partir de mesures de paramètres radio effectuées dans le réseau par les terminaux mobiles et par les stations serveuses durant ladite durée T .

Selon des caractéristiques encore plus particulières, ladite quantité

est obtenue en faisant la moyenne, sur des itérations réalisées

Φ)

pendant ladite durée T , des où l'indice m compte les

itérations, et la charge aléatoire pt m est définie par :


OU

• l'index j , où j = l,..., Nt m , compte les communications initiées

dans la zone géographique Dt durant une période de durée Tm < T , ou bien une sélection prédéterminée de ces communications,

• γ j est le débit de la communication n ° j , et

• σ j est la taille de fichier pour la communication n ° j .

Grâce à ces dispositions, on peut commodément estimer (les dérivées de) la charge « physique » ps en calculant des échantillons aléatoires au fur et à mesure de périodes successives (jointives ou non, et de durées Tm égales entre elles ou non) prises au sein de la durée T .

Corrélativement, l'invention concerne un dispositif de contrôle de puissance dans un réseau mobile, ledit dispositif étant associé à une station serveuse s , où s e [l,..., A] , appartenant à un groupe de A stations serveuses, où A > 2 , émettant chacune avec une puissance Ρ^ , où b = l,..., B , dans B sous-bandes de fréquences, avec B≥l , ledit dispositif comprenant des moyens pour :

- recevoir, de la part de terminaux mobiles desservis par ladite station serveuse , de mesures de paramètres radio effectuées par ces terminaux mobiles,

- calculer au moins une valeur v prédéterminée, où b e [l,..., B] et t e [l,..., A] , à l'aide desdites mesures,

- transmettre à au moins une autre station serveuse t , ou un

(b) dispositif associé à cette station serveuse t , la valeur respective , et recevoir, de la part au moins de ladite station serveuse t ou dudit

(b)

dispositif associé, la valeur analogue Vt ,

(b)

- calculer, à l'aide au moins de ladite valeur V^s , les dérivées

, où U est une fonction d'utilité prédéterminée pour ledit réseau, et

- mettre à jour les puissances de transmission Ρ^υ) de manière à réduire la valeur de ladite fonction d'utilité U .

Ce dispositif est remarquable en ce que :

- la fonction d'utilité U = U{p\ ,..., pjii) est une fonction croissante de la charge ps , où s = l,..., A , définie sur une durée prédéterminée T , de chaque station serveuse dudit groupe, ladite charge ps dépendant des intensités de trafic arrivant dans la zone géographique Ds desservie par la station serveuse s et des débits délivrés par cette station serveuse, et

- ladite valeur ½ est représentative de la quantité— - - .

dp(b)

Selon des caractéristiques particulières, ladite charge est définie par l'ex ression :


ou

• λ est l'intensité surfacique du trafic arrivant au point r , et

• γψ est le débit maximum que la station serveuse s est capable de délivrer au point r .

Selon des caractéristiques encore plus particulières, ce dispositif

possède en outre des moyens pour obtenir ladite quantité
en

faisant la moyenne, sur des itérations réalisées pendant ladite durée T ,

des quantités ou l'indice m compte les itérations, et la charge

aléatoire pt m est définie par

Pt,m =— ∑ —

1 m j= fj

ou

• l'index j , où j = l,..., Nt m , compte les communications initiées

dans la zone géographique Dt durant une période de durée Tm < T , ou bien une sélection prédéterminée de ces communications,

• γ j est le débit de la communication n ° j , et

• σ j est la taille de fichier pour la communication n ° j .

Selon des caractéristiques particulières, on pourra réaliser l'un quelconque des dispositifs de contrôle de puissance succinctement exposés ci-dessus dans le contexte d'un circuit électronique. Ce circuit électronique pourra, par exemple, être constitué par une puce à logique câblée.

Les avantages offerts par ces dispositifs sont essentiellement les mêmes que ceux offerts par les procédés corrélatifs succinctement exposés ci-dessus.

L'invention vise également une station serveuse d'un réseau mobile, comprenant un dispositif tel que décrit succinctement ci-dessus.

En variante, on pourra prévoir que, pour certaines stations serveuses au moins, le dispositif associé sera hébergé hors de la station serveuse, par exemple dans un centre de gestion opéré par l'opérateur du réseau mobile.

L'invention vise également, enfin, un programme d'ordinateur téléchargeable depuis un réseau de communication et/ou stocké sur un support lisible par ordinateur et/ou exécutable par un microprocesseur. Ce programme d'ordinateur est remarquable en ce qu'il comprend des instructions pour l'exécution des étapes de l'un quelconque des procédés de contrôle de puissance succinctement exposés ci-dessus, lorsqu'il est exécuté sur un ordinateur.

Les avantages offerts par ces dispositifs et ce programme d'ordinateur sont essentiellement les mêmes que ceux offerts par lesdits procédés.

D'autres aspects et avantages de l'invention apparaîtront à la lecture de la description détaillée ci-dessous de modes de réalisation particuliers, donnés à titre d'exemples non limitatifs. La description se réfère aux dessins qui l'accompagnent, dans lesquels :

- la figure 1 est un organigramme des étapes principales d'un mode de réalisation du procédé selon l'invention,

- la figure 2 est un graphique du taux de blocage moyen dans le réseau, d'une part sans contrôle de puissance et d'autre part avec le contrôle de puissance selon l'invention,

- la figure 3 est un graphique du débit total moyen du réseau, d'une part sans contrôle de puissance et d'autre part avec le contrôle de puissance selon l'invention, et

- la figure 4 est un graphique du temps de transfert de fichier moyen dans le réseau, d'une part sans contrôle de puissance et d'autre part avec le contrôle de puissance selon l'invention.

Considérons, dans un réseau mobile, un groupe de A stations

serveuses émettant chacune avec une puissance P$ b où s = l,..., A et b = l,..., B , dans B sous-bandes de fréquences. De préférence, on prendra en compte la totalité des stations serveuses du réseau lors de la mise en œuvre du procédé selon l'invention.

La figure 1 illustre schématiquement les étapes principales d'un mode de réalisation du procédé de contrôle de puissance selon l'invention. Dans ce mode de réalisation, une station serveuse donnée ne

(b)

transmet les données V^ t mentionnées ci-dessus qu'aux stations

serveuses « voisines » (au sens défini ci-dessous), et ce, afin de limiter à ce qui est vraiment utile le nombre de messages associés à la mise en œuvre de l'invention.

Sur la figure 1 :

- les étiquettes « Mesures station s » et « Mesures stations voisines » représentent, dans ce mode de réalisation, l'étape a) (voir ci-dessus) du procédé ;

- les étiquettes « Estimation de trafic » représentent, conformément à l'invention, la mesure par chaque station serveuse du trafic arrivant à cette station ;

- les étiquettes « Estimation de charge » représentent l'étape b) (voir ci-dessus) du procédé ;

- la double flèche étiquetée « X2 » représente l'étape c) (voir ci-dessus) du procédé ;

- les étiquettes « Calcul du gradient de l'utilité » représentent l'étape d) (voir ci-dessus) du procédé ; et

- les étiquettes « Mise à jour des puissances » représentent l'étape e) (voir ci-dessus) du procédé.

Soit hs→f l'atténuation moyenne du signal entre une station serveuse s et un point r du réseau. Le Rapport Signal sur Interférences plus Bruit (en anglais, « Signal over Interférence plus Noise Ratio », ou SINR en un point r desservi par une station s vaut :


où Θ est le bruit thermique. On notera que les terminaux mobiles actuels sont capables de mesurer, pour chaque signal détecté :

- l'atténuation,

- le numérateur du SINR, et

- le dénominateur du SINR.

On désigne par Ds la zone géographique desservie par la station serveuse . Autrement dit :

Ds = {r \ hs→f ≥hs<→J:Vs' }.

Par définition, une station serveuse s considère qu'une autre station serveuse s' est sa « voisine » s'il existe au moins un point r de Ds tel que l'atténuation hs<r soit supérieure à un seuil prédéterminé.

Soit à présent ps la charge de la station serveuse , définie sur une durée T (par exemple, 1 heure) prédéterminée. De préférence, cette durée est choisie de manière à être caractéristique de l'évolution des valeurs moyennes des paramètres radio du réseau considéré.

Conformément à l'invention, premièrement, chaque charge ps dépend :

- des intensités de trafic arrivant dans la zone géographique Ds desservie par la station serveuse , et

- des débits délivrés par cette station serveuse.

« L'intensité de trafic » est également connue sous le nom de « taux d'arrivée en bits » (« bit arrivai rate » en anglais). On notera que ledit trafic se rapporte à des communications initiées durant la durée T .

Conformément à l'invention, deuxièmement, on définit une fonction d'utilité U = U(pl ,...,pA ) comme étant une fonction croissante de chaque charge ps { s = 1,..., A ) du groupe, par exemple :

A

U =∑asPs > (2)

5=1

où les coefficients as sont des nombres réels strictement positifs prédéterminés.

On cherche alors un ensemble de valeurs de puissance d'émission

tel que la fonction d'utilité U soit minimisée. Pour ce faire, on peut par exemple utiliser la méthode classique dite de la « descente de gradient », qui consiste ici à se rapprocher progressivement d'un

minimum de U par mises à jour successives de l'ensemble des puissances d'émission, conformément à la formule :

du

Hb) <- Ps b) - ε> m pour b = l,..., B et s = 1,..., A , (3)

où m est un entier numérotant les mises à jour successives, et £m est un « petit » nombre réel positif, de préférence décroissant d'une mise à jour à la suivante. Ces mises à jour interviennent à des instants prédéterminés, par exemple à intervalles réguliers.

Ces mises à jour requièrent par conséquent le calcul des dérivées partielles


où les dérivées partielles — - sont connues ; dans l'exemple de

l'équation (2) ci-dessus :

du

wra>- Il faut donc pouvoir évaluer chaque dérivée partielle ——γ-, où

s,t = l,..., A , et b = l,..., B .

Dans le présent mode de réalisation, chaque station serveuse s reçoit, de la part de chaque station serveuse voisine t , une valeur dp

représentative de la quantité— -7- (ainsi que, si l'on choisit une fonction

d'utilité non-linéaire, des valeurs de charges elles-mêmes), ce qui lui

permet de mettre à jour sa puissance d'émission
.

Comme indiqué ci-dessus, on peut démontrer que, avantageusement, l'itération de ces mises à jour conduit de manière certaine à une convergence de la fonction d'utilité U vers un minimum local, de sorte que l'ensemble des stations serveuses concernées atteignent une configuration d'équilibre stable ; cette configuration d'équilibre évolue parallèlement (le cas échéant) sur une durée encore plus longue que la durée T en fonction des variations du trafic.

Dans le présent mode de réalisation de l'invention, on choisit pour la charge l'expression suivante :


Y

• λγ est l'intensité surfacique (mesurée par exemple en bit/s/m2) du trafic arrivant au point r , et

• Jr est le débit maximum (mesuré par exemple en bit/s) que la station serveuse s est capable de délivrer au point r (i.e. le débit atteignable si la station n'envoie des données que vers ce point r ). Classi uement :


où est une fonction connue de l'Homme du Métier. On rappelle que cette fonction modélise l'impact des fluctuations de l'atténuation sur le débit (phénomène connu sous le nom de « fading » en anglais) pour le système radio concerné, et notamment pour la technologie radio (OFDMA, CDMA, ou autre) mise en œuvre.

On notera que l'expression donnée par l'équation (5) représente bien la charge de la station serveuse s ; en effet, la satisfaction des besoins en matière d'échanges de données des terminaux desservis par cette station serveuse correspond simplement à la condition :

Ps < !

L'expression de la charge pt donnée par l'équation (5) est avantageusement fonction de quantités mesurables par les terminaux mobiles et par les stations serveuses. Il en sera donc de même pour les

dérivées de cette charge par rapport aux puissances Ρ^ , ces dérivées étant, comme expliqué ci-dessus, requises pour calculer le gradient de l'utilité.

Un moyen pratique pour estimer la charge ps consiste à calculer des échantillons au fur et à mesure de périodes successives de durée Tm (par exemple, 1 s), où m est l'index d'itération mentionné ci-dessus et Tm < T . Ces échantillons, que nous appellerons « charges aléatoires » p m , sont choisis de manière à ce que leur moyenne sur m soit égale à

la charge ps .

Dans le présent mode de réalisation, on définit ladite charge aléatoire selon l'expression :

N i v s, m

Ps,m =— ∑ - > (7)

• l'index i = l,..., Ns m compte les communications initiées durant la

période Tm dans la zone géographique Ds (ou bien une sélection prédéterminée de ces communications), chaque communication n ° i étant associée à la réception de données par un terminal mobile situé au point f ,

• Yi est le débit de la communication n ° , et

• <jj est la taille de fichier de la communication n ° , cette taille étant mesurée par la station serveuse s .

On peut en effet démontrer que la moyenne sur m des p est égale à s, m

Ps - en résulte ue, pour s,t = l,..., A , et b = l,..., B :


où l'index j numérote les communications initiées durant Tt zone géographique Dt .

Par référence à l'équation (6) ci-dessus, on obtient :

où Rj
désigne le SINR de la communication °j à laquelle participe un

terminal mobile situé au point fj de la zone géographique Dt . Compte

tenu de l'équation (1 ), on obtient finalement :


et


partir de mesures (atténuations, numérateurs et dénominateurs de SINR) remontées par les terminaux mobiles qu'elle dessert. On notera à cet égard qu'une station serveuse donnée n'a nul besoin, pour mettre à jour sa propre puissance d'émission, de connaître les puissances d'émission des autres stations.

On dispose ainsi de tous les ingrédients nécessaires pour pouvoir

effectuer la mise à jour n °m des valeurs de puissance d'émission .

Les figures 2, 3 et 4 illustrent, sur la base d'une simulation d'un réseau utilisant la technologie OFDMA, les bénéfices de l'invention. Sur ces figures, on compare un réseau mettant en œuvre l'invention avec un réseau, dit « de référence », sans contrôle de puissances, c'est-à-dire un réseau dans lequel chaque station émet à sa puissance nominale sans tenir compte des autres stations, et donc, notamment, sans tenir compte des interférences intercellulaires. Plus précisément, la figure 2 est un graphique du taux de blocage moyen (« mean blocking rate » en anglais) dans le réseau en fonction du taux d'arrivée moyen, la figure 3 est un graphique du débit total moyen (« mean throughput » en anglais) du réseau en fonction du taux d'arrivée moyen, et la figure 4 est un graphique du temps de transfert de fichier moyen (« mean file transfer time » en anglais) dans le réseau en fonction du taux d'arrivée moyen ; on appelle « taux d'arrivée moyen » la moyenne, sur la surface du réseau, de l'intensité surfacique de trafic λγ considérée ci-dessus.

L'invention trouve application, en particulier, aux réseaux cellulaires de type OFDMA, tels que les réseaux LTE et WiMax. L'invention est également applicable aux réseaux cellulaires de type CDMA/WCDMA tels que HSPA, dans lesquels il n'existe généralement qu'une seule bande de fréquences, soit B = l . Quelle que soit l'application, comme expliqué ci-dessus, l'Homme du Métier choisira, de manière connue, la fonction appropriée pour modéliser les fluctuations du canal.

L'invention est, plus généralement, applicable aux algorithmes d'ajustement de n'importe quel paramètre d'une station serveuse en

fonction de mesures venant des mobiles et des stations serveuses. En effet, le procédé selon l'invention permet de contrôler maints comportements du réseau en termes de critères de qualité moyens. On pourra ainsi, par exemple, contrôler :

- la puissance des canaux pilotes de chaque station pour réaliser des optimisations de taille de cellule ;

- les marges de « handover » (transfert automatique intercellulaire) pour optimiser la mobilité intercellulaire ; et

- différents problèmes d'allocation de ressources dans les réseaux hétérogènes, de type macro/femto par exemple.

L'invention peut être mise en œuvre au sein des nœuds, par exemple des stations serveuses, de réseaux mobiles, au moyen de composants logiciels et/ou matériels. Les composants logiciels pourront être intégrés à un programme d'ordinateur classique de gestion de nœud de réseau.

C'est pourquoi, comme indiqué ci-dessus, la présente invention concerne également un système informatique mettant en œuvre le procédé de contrôle de puissance décrit ci-dessus. Ce système informatique comporte de manière classique une unité centrale de traitement commandant par des signaux une mémoire, ainsi qu'une unité d'entrée et une unité de sortie.

De plus, ce système informatique peut être utilisé pour exécuter un programme d'ordinateur comportant des instructions pour la mise en œuvre du procédé de contrôle de puissance selon l'invention.

En effet, l'invention vise aussi un programme d'ordinateur téléchargeable depuis un réseau de communication comprenant des instructions pour l'exécution des étapes d'un procédé de contrôle de puissance selon l'invention, lorsqu'il est exécuté sur un ordinateur. Ce programme d'ordinateur peut être stocké sur un support lisible par ordinateur et peut être exécutable par un microprocesseur.

Ce programme peut utiliser n'importe quel langage de programmation, et se présenter en tant que code source, code objet, ou code intermédiaire entre code source et code objet, sous une forme partiellement compilée ou sous toute autre forme souhaitable.

L'invention vise aussi un support d'informations, inamovible, ou partiellement ou totalement amovible, lisible par un ordinateur, et comportant des instructions d'un programme d'ordinateur tel que mentionné ci-dessus.

Le support d'informations peut être n'importe quelle entité ou dispositif capable de stocker le programme. Par exemple, le support peut comporter un moyen de stockage, tel qu'une ROM, par exemple un CD ROM ou une ROM de circuit microélectronique, ou encore un moyen d'enregistrement magnétique, par exemple une clé USB (« USB flash drive » en anglais) ou un disque dur.

D'autre part, le support d'informations peut être un support transmissible tel qu'un signal électrique ou optique, qui peut être acheminé via un câble électrique ou optique, par radio ou par d'autres moyens. Le programme d'ordinateur selon l'invention peut être en particulier téléchargé sur un réseau de type Internet.

En variante, le support d'informations peut être un circuit intégré dans lequel le programme d'ordinateur est incorporé, le circuit étant adapté pour exécuter ou pour être utilisé dans l'exécution du procédé selon l'invention.