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1. (WO1991008808) SAFETY BINDING FOR SKIS
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FIXATION DE SECURITE DE SKI ALPIN
L'invention concerne une fixation de sécurité de ski, qui est destinée à retenir l'extrémité avant d'une chaussure sur un ski, et à libérer cette extrémité de chaussure lorsqu'elle exerce sur sa fixation une sollicitation excessive.
Plus précisément, l'invention concerne la plaque d'appui, qui est associée à l'organe de retenue de l'avant de la chaussure, et sur laquelle repose la semelle de chaussure.
On connaît des plaques d'appui qui sont solidaires du ski ou de l'embase de la fixation ; généralement, ces plaques sont constituées par une plaque de base sur laquelle est rapportée une surface anti-frottements, le plus souvent une plaquette de polytétrafluoroéthylène. Une telle plaque d'appui est par exemple décrite dans le brevet FR 2533 832.
On connaît également des plaques d'appui qui présentent une plaque de base solidaire du ski, et une plaque de support mobile latéralement. Cette plaque de support, sur laquelle repose la semelle, peut se déplacer latéralement avec la semelle. Dans ce cas, lors de la libération de la chaussure, les frottements sont localisés entre la plaque de support et la plaque de base, et non entre la surface inférieure de la semelle et l'appui de la chaussure sur le ski.
Le brevet FR 2 449 459 décrit une telle plaque d'appui, avec une plaque de support qui est mobile latéralement avec l'organe qui retient l'avant de la chaussure.
Le brevet DE 23 33 166 décrit un autre mode de réalisation, selon lequel la plaque de support est indépendante de la mâchoire, mais elle est reliée à la plaque de base de la plaque d'appui par un dispositif de rappel élastique.
Les plaques d'appui qui sont actuellement connues présentent l'inconvénient que toutes les vibrations, les secousses ou les chocs auxquels le ski est soumis, selon une direction verticale, sont transmis directement à la chaussure. La chaussure est en effet en appui direct sur le ski, par l'intermédiaire d'éléments qui sont indéformables selon une direction verticale.
Ces chocs et vibrations font partie des informations que le skieur perçoit par l'intermédiaire de ses skis, ses chaussures et ses fixations. C'est à partir de ces informations que le skieur commande ses mouvements, par exemple pour rectifier sa position ou amorcer un virage ou une prise de carres.

Ces chocs et ces vibrations, si elles sont transmises directement, sont nuisibles car leur amplitude est excessive par rapport au niveau des autres informations que le skieur reçoit. Ces chocs et vibrations masquent momentanément d'autres informations.
Un des but de l'invention est de proposer une plaque d'appui pour une fixation, et notamment une fixation avant, qui remédie à cet inconvénient en filtrant les informations qui sont transmises au skieur par l'intermédiaire de son ski et de sa chaussure de façon à atténuer notamment les informations d'amplitude trop forte.
Un autre but de l'invention est de proposer une fixation qui soit simple à réaliser.
D'autres buts et avantages de l'invention apparaîtront au cours de la description qui va suivre. La fixation de ski, selon l'invention, est destinée à retenir l'extrémité avant d'une chaussure sur un ski, et à libérer cette extrémité de chaussure lorsqu'elle exerce sur sa fixation une sollicitation excessive ; elle comprend un organe de retenue de l'extrémité de chaussure, et comprend par ailleurs une plaque d'appui intercalée entre la chaussure et le ski, sur laquelle l'avant de la semelle de chaussure repose, la plaque d'appui présentant par ailleurs une plaque de support qui est en contact avec la semelle de chaussure.
La fixation de sécurité de ski est caractérisée par le fait qu'elle présente par ailleurs une couche de matériau amortissant qui est intercalée entre la plaque de support et la surface supérieure du ski, de façon à filtrer les vibrations transmises par le ski à la chaussure, tout en maintenant les conditions de contact et de glissement transversal de la chaussure par rapport à la plaque de support.
L'invention sera mieux comprise en se référant à la description ci-dessous, ainsi qu'aux dessins en annexe qui en font partie intégrante.
- La figure 1 représente, en vue de côté, une fixation avant équipée d'une plaque d'appui selon une première mise en oeuvre de l'invention.
- La figure 2 est une vue de dessus de la plaque d'appui de la figure 1.
- La figure 3 est une vue de côté, en coupe longitudinale, de la plaque d'appui de la figure 1.
- La figure 4 est une vue de dessus de la plaque d'appui de la figure 1 , sans la plaque de support supérieure.
- La figure 5 est une vue générale représentant une chaussure sur un ski, illustrant une application avantageuse de l'invention.
- La figure 6 représente, en vue de côté et en coupe, une variante de réalisation de la plaque d'appui de la figure 3.
- Les figures 7 à 9 illustrent des variantes de réalisation de l'invention dans le cas d'une plaque d'appui mobile avec la mâchoire de la fixation.
- La figure 10 représente, en vue de côté et en coupe, une variante de réalisation de la plaque d'appui.
- Les figures 11 à 13 représentent des variantes de réalisation de la plaque d'appui, adaptées à des formes particulières de ski.
- La figure 14 représente, en vue de côté et en coupe, une fixation avant équipée d'une plaque d'appui, selon une autre mise en oeuvre de l'invention.
- La figure 15 représente, en vue de dessus, la plaque d'appui de la figure 14, en l'absence du palpeur.
- Les figures 16 et 17 sont des vues de côté en coupe partielle qui illustrent le fonctionnement de la plaque d'appui de la figure 15.
La figure 1 représente une fixation de sécurité 1, qui est destinée à retenir l'extrémité avant d'une chaussure sur un ski 2. La fixation avant est de tout type approprié. La fixation 1 , représentée en figure 1, présente un corps 3 qui est mobile en rotation autour d'une embase 5, solidarisée au ski 2. La fixation comprend par ailleurs une mâchoire 4, qui constitue avec le corps 3 un ensemble monobloc. D'une manière connue, la mâchoire 4 présente des moyens de retenue de l'extrémité avant de la chaussure, notamment des moyens assurant la retenue latérale et verticale vers le haut de la chaussure.

La mâchoire 4 peut être ajustée en hauteur pour s'adapter à des semelles d'épaisseur différente, par un moyen connu, par exemple une vis verticale 10 qui relie le corps 3 à l'embase 5, et qui ajuste la position verticale du corps. Naturellement, tout autre moyen approprié convient.
La fixation 1 présente par ailleurs une plaque d'appui 6, sur laquelle repose l'extrémité avant de la semelle de chaussure.
En réponse aux sollicitations latérales de la chaussure, la fixation 1 oppose une force de rappel.

Au-delà d'une sollicitation déterminée, la mâchoire 4 laisse s'échapper l'avant de la chaussure, qui se trouve ainsi libérée.
La libération latérale de l'avant de la chaussure s'accompagne également d'un glissement de la semelle sur la plaque d'appui 6, selon une direction transversale.
En se référant à la figure 3, la plaque d'appui 6 présente, dans sa partie supérieure, une plaque de support 8. C'est sur cette plaque de support que repose la semelle. La plaque de support est suffisamment rigide pour supporter l'avant de la chaussure sans déformations, et elle présente, sur sa surface supérieure, dans la zone de contact de la chaussure, des moyens pour atténuer le frottement entre la semelle et la plaque. Par exemple, la plaque de support 8 est équipée d'une plaquette de glissement 9 dans sa zone de contact avec la semelle de chaussure. Cette plaquette de glissement 9 est par exemple constituée par une plaquette de polytétrafluoroéthylène collée sur la plaque de support 8.
La plaque d'appui 6 comprend par ailleurs, dans sa partie inférieure, sous la plaque de support 8, une plaque de base 1 i, qui se trouve en appui contre la surface supérieure du ski. Ainsi que cela est représenté dans les figures 2 et 3, la plaque de base 11 se prolonge vers l'avant par une partie 12 qui se trouve engagée sous l'embase 5 de la fixation. La plaque de base 11 est ainsi maintenue contre le ski par l'intermédiaire des vis qui assemblent l'embase 5 au ski. Les orifices de passage des vis sont visibles en 13 dans la figure 2.
Entre la plaque de support 8 et la plaque de base 11 , la plaque d'appui 6 présente une couche 16 d'un matériau amortissant. Dans la figure 3, la couche 16 présente une épaisseur sensiblement constante, en l'absence de chaussure, et s'étend sensiblement sous toute la surface de la plaque support 8. Elle est solidarisée par chacune de ses faces d'un côté à la plaque de support 8, de l'autre à la plaque de base 11 , par exemple par adhérence (collage) ou par emboîtement dans un logement de la plaque de support 8, ou la plaque de base 11.
De préférence, dans sa partie arrière, la plaque 11 présente un becquet 40 en saillie. Ce becquet prolonge en continuité la surface supérieure de la plaque de support 8. En outre, il constitue une butée arrière pour la couche 16, et évite le fluage vers l'arrière de cette couche au cours de sa compression

Le matériau de la couche 16 est choisi pour ses qualités d'élasticité et d'amortissement mécanique, de façon à amortir les vibrations et les chocs auxquels le ski est soumis et qui sont transmis à la chaussure.
Ce matériau est de tout type approprié, il s'agit par exemple d'un matériau thermoplastique dont la dureté Shore A est comprise entre 10 et 95 pour une épaisseur de 2 à 6 mm, et qui présente par ailleurs des qualités d'élasticité, c'est-à-dire de rappel élastique, et d'amortissement. Eventuellement, le matériau peut être du type viscoélastique. Egalement, le matériau peut présenter une raideur progressive en fonction de sa compression, par exemple à cause de sa forme, ou de la matière qui le compose. A cet effet, par exemple, des évidements verticaux peuvent être présents dans la partie centrale de la couche 16.
Ainsi, l'avant de la chaussure est en appui sur la plaque de support 8 par l'intermédiaire de la plaquette de glissement 9. L'avant de la semelle repose sur un appui rigide et, en cas de libération latérale, l'avant glisse par rapport à cet appui rigide, ou plus exactement la plaquette de glissement 9 de cet appui. Ainsi, les conditions de contact et de glissement de la chaussure ne sont pas modifiées par rapport à une plaque d'appui traditionnelle.
Par contre, la couche 16 amortit les chocs et vibrations en provenance du ski. Ces chocs et vibrations atteignent donc la plaque de support 8 et la chaussure avec une amplitude atténuée.
La figure 4 représente, sur une portion de ski 2, la fixation 1 de la figure 1 , qui est destinée à retenir l'avant d'une chaussure, ainsi qu'un élément de fixation arrière 20, qui est destiné à retenir l'extrémité arrière de la chaussure.
L'élément de fixation avant 1 présente une plaque d'appui 6, sur laquelle repose l'extrémité avant de la chaussure. L'extrémité arrière de la chaussure, quant à elle, est en appui sur une surface d'appui 21 , qui, dans le cas présent, est constituée par la surface supérieure du frein de la fixation arrière 20.

Une couche de matériau amortissant 22 est intercalée entre la surface d'appui 21 et la surface supérieure du ski 2. De préférence, le matériau utilisé pour la couche 22 présente une raideur plus forte que celui utilisé pour la couche de matériau amortissant 16 de la plaque d'appui avant 6. Par ailleurs, avantageusement, la surface d'appui 21 de la chaussure est guidée de façon à ne pouvoir se déplacer que dans un plan vertical et parallèle à l'axe longitudinal du ski. Le mouvement de la surface d'appui 21 est essentiellement un mouvement de translation selon une direction verticale. Dans l'exemple représenté, la surface 21 est articulée autour de l'axe de rotation 23 des bras de frein. Cette articulation entrave tout mouvement de roulis de la surface 21. De cette façon, le skieur perçoit par l'avant de sa chaussure des informations qui sont filtrées et amorties par la couche 16 de la plaque d'appui avant 6. Par contre, les mouvements latéraux qu'il donne, et qui sont transmis par la chaussure au ski, passent principalement par le talon de la chaussure, par la couche 22 située sous la surface d'appui arrière 21.
On a en effet remarqué que l'avant du pied était plus sensible pour percevoir les informations en provenance de la neige. Par contre, le talon est la zone par laquelle le skieur conduit son ski, sans doute du fait de sa situation dans l'axe du tibia.
L'amortissement, réalisé par la couche 13 sous l'avant de la semelle, est du type multidirectionnel. En effet, la plaque de support 8 n'est guidée dans aucune direction. Elle est en quelque sorte flottante sur la couche 13.
Par contre, l'amortissement réalisé par la couche 22 est principalement vertical du fait du guidage de la surface d'appui 21. Les mouvements purement verticaux du talon en direction du ski sont amortis, mais les mouvements latéraux que le skieur effectue, par exemple dans les virages ou les prises de carres, sont transmis directement au ski.

Dans la variante de la figure 6, la plaque de base 11 et la plaque de support 8 sont reliées entre elles, de manière continue, vers l'avant, par une zone élastiquement déformable 48, qui constitue en quelque sorte une charnière élastique. Comme dans le cas précédent, la couche de matériau amortissant 16 se trouve intercalée entre la plaque de support 8 et la plaque de base 11.
En outre, la plaque de base 11 se prolonge vers l'arrière par un becquet 49, qui présente une face 50 orientée vers la couche 16. Cette face 50 constitue une butée pour le bord arrière de la couche de matériau amortissant 16, dont le but est de limiter son travail au cisaillement et de favoriser son travail en compression.
La figure 7 représente une fixation 95, avec une mâchoire 96 mobile par rapport à un corps fixe 97. Par exemple, la fixation 95 a une construction semblable à la fixation décrite dans la demande de brevet français n° 2 625 911. La mâchoire 96 est reliée au corps par des bras 94, et elle est guidée par les bras 94 dans son mouvement latéral. La plaque de support 89 est reliée solidairement à la mâchoire 96, et elle accompagne la mâchoire 96 dans son mouvement latéral. Par contre, la plaque de base 98 est fixe, elle est confondue avec l'embase 99 du corps 97, et prolonge cette embase vers l'arrière.
La couche de matériau amortissant 91 est encastrée dans un logement 99 de la plaque de base 98, et, par ailleurs, cette couche 91 est surmontée d'une plaquette de glissement 90.
La figure 8 représente une variante de réalisation, selon laquelle la couche 91 est intercalée entre la surface supérieure du ski et la plaque de base 102. Ainsi, la plaque de base 102 est légèrement surélevée par rapport à la surface supérieure du ski. Une échancrure 100 se trouve entre la plaque de base 102 et l'embase 99 de la fixation, de façon à permettre un mouvement de la plaque de base 102 par rapport au ski, selon une direction verticale.
La figure 9 est une autre variante selon laquelle la couche 91 de matériau amortissant est située au-dessus de la plaque 104 mobile avec la mâchoire 105, et cette couche 91 est par ailleurs surmontée d'une plaque de support 101 sur laquelle repose la chaussure .
Dans la figure 10, on a représenté une variante de construction de la plaque des figures 1 à 4, selon laquelle la plaquette de support sur laquelle repose la chaussure est constituée par une pluralité de profilés cylindriques 109, qui sont encastrés dans la couche 116 de matériau amortissant. Les profilés 109 sont orientés selon une direction sensiblement transversale, et ils sont situés dans un plan sensiblement horizontal. Selon la direction transversale, les profilés 109 sont rectilignes, ou légèrement incurvés, le centre de courbure étant situé dans la zone du talon de la chaussure.
La figure 11 représente, en coupe par un plan vertical et transversal, un ski 142. Le ski 142 présente, au niveau de sa surface supérieure, au moins dans la zone de la fixation avant, une arête 145, de largeur inférieure à la largeur du ski, de telle façon que deux évidements 146 et 147 soient présents de chaque côté de l'arête 145. La couche de matériau amortissant est constituée de deux segments 149 et 150, respectivement situés dans chacun des évidements 146 et 147. La plaque de support 143 présente une forme de pont, avec deux patins 153 et 154, qui portent respectivement sur chacun des segments 149 et 150. La plaque de support 143 est surmontée d'une plaquette de glissement 144.

La hauteur de chaque patin 153, 154, augmenté de la hauteur d'un segment 149, 150, est sensiblement supérieure à la hauteur de l'arête 145 du ski. Ces hauteurs peuvent, par ailleurs, être déterminées de façon que la surface supérieure du ski 156 constitue une butée pour la plaque de support 143, qui limite le mouvement vertical vers le bas de la plaque de support 143.
La figure 12 représente un ski 160, dont la section transversale présente une forme de U, au moins dans la zone située en arrière de la fixation avant. La couche de matériau amortissant 161 est située à l'intérieur du profil en U, et elle est encastrée entre les deux rebords latéraux 162 et 163 du ski 160. La plaque de support 165, et la plaquette de glissement 166, sont situées au-dessus de la couche de matériau amortissant 161. La hauteur de cette couche 161 est supérieure à la profondeur de l'évidement 167 du ski. Elle peut être déterminée de façon que les surfaces supérieures des deux bords latéraux 162 et 163 constituent une butée qui limite un mouvement vertical vers le bas de la plaque de support 165.
La figure 13 représente une autre variante avec un ski 170 présentant, en section, au moins en arrière de la fixation avant, une forme de U.
La couche de matériau amortissant 171 est encastrée dans l'évidement 172 du ski, et présente une hauteur inférieure à la profondeur de l'évidement 172.
La couche 171 est surmontée de la plaque de support 173 qui, dans sa partie inférieure, présente des dimensions lui permettant de pénétrer dans l'évidement 172. Comme dans le cas précédent, on peut prévoir des rebords 174 de la plaque de support 173 qui, après une compression déterminée de la couche 171 , viennent en appui sur les bords latéraux 175, qui bordent l'évidement 172.
La figure 14 représente une fixation 201 qui est montée sur la surface supérieure 204 d'un ski 202. La fixation 201 est d'un type connu, par exemple d'après la demande de brevet FR 81.22577.
Le mode de réalisation représenté comprend un pivot 203, solidaire du ski 202. Un corps 205 est articulé par rapport au pivot 203 autour de l'une ou l'autre de deux lignes d'appui convergentes que le pivot présente sur son côté arrière, correspondant au côté droit de la figure.
Un ressort de rappel 206 est logé à l'intérieur du corps. Ce ressort 206 prend appui au niveau de son extrémité avant contre un bouchon fileté 207, qui est vissé dans un orifice taraudé du corps, et qui permet de régler la contrainte initiale du ressort au repos. Au niveau de son extrémité arrière, le ressort 206 est en appui contre la face avant 208 du pivot 203, par l'intermédiaire d'une pièce d'appui 209.
Une mâchoire 210, dans laquelle s'engage l'extrémité avant de la semelle de chaussure, constitue, avec le corps, un ensemble monobloc. Une vis 211 , sensiblement verticale, et vissée dans le pivot 203, permet de régler la hauteur du corps 205 et de la mâchoire 210. Le corps 205 est en fait accouplé à la vis 211 au niveau de sa tête 212, pour tous les mouvements verticaux de cette tête.
Le corps 205 et la mâchoire 210 peuvent pivoter latéralement, sous les sollicitations latérales de la chaussure, et contre l'action de rappel du ressort 206, qui tend à ramener la mâchoire 210 dans la position de repos, c'est à dire centrée sur l'axe longitudinal du ski. Le corps 205 et la mâchoire 210 peuvent également pivoter de manière limitée, dans un plan vertical, autour de la tête 212 de la vis 211. Ce mouvement s'effectue contre l'action de rappel du ressort 206, et il provoque par ailleurs une diminution de l'effort que la chaussure doit vaincre pour repousser latéralement la mâchoire, le cas échéant jusqu'à la libération de la chaussure par la mâchoire.
La fixation 201 comprend par ailleurs un mécanisme de compensation. Ce mécanisme de compensation représenté est d'un type connu, par exemple d'après la demande de brevet français n° 82.20852. Il comprend un palpeur 233 sur lequel repose l'extrémité avant de la semelle de chaussure. Ce palpeur 233 constitue la plaque d'appui de la chaussure. De préférence, la surface supérieure du palpeur 213 est revêtue d'une plaquette d'un matériau anti-frottements, tel que par exemple du polytétrafiuoréthylène, sur laquelle s'appuie la semelle de la chaussure.
Le palpeur 213 comprend une plaque de support 233 est porté par une embase 237 constituée par exemple par une fine plaque métallique. La partie avant de l'embase 237 est prise en sandwich entre le pivot 203 et la surface supérieure 204 du ski. La partie arrière 238 de l'embase 237 est repliée sur le bord arrière 239 du palpeur 213. Cet assemblage constitue une sorte d'articulation transversale, et permet à la plaque d'appui 233 de pivoter par rapport à cette zone autour d'un axe transversal.
Dans la zone avant du palpeur se trouve un levier 220 à deux bras, qui est articulé par rapport à l'embase 237 autour d'un axe transversal 221. Le bras arrière 222 du levier 220 s'étend, depuis l'axe 221 , vers l'arrière et vers le haut. Le bord avant de la plaque 233 se trouve en appui sur l'extrémité arrière du bras 222. Le bras avant 223 du levier 220 présente, vu en coupe dans le plan de la figure, une forme d'équerre, avec, en partant de l'axe 221 , une partie horizontale en appui sur l'embase 217, puis une partie verticale. L'extrémité supérieure de cette partie verticale est en appui contre l'extrémité inférieure d'un clou 225 sensiblement vertical, qui est ancré dans la partie inférieure de la mâchoire 210.
D'une manière connue, sous l'action d'une force verticale vers le bas exercée par la chaussure sur la palpeur 233, la plaque de support 233 pivote autour de son bord arrière 219, ce qui provoque le basculement dans le sens horaire du levier 220, ce basculement provoquant à son tour un basculement du corps 205 et de la mâchoire 210 autour de la tête de vis 212, dans un sens anti-horaire.
Tel que cela a été dit précédemment, un tel mouvement vertical du corps diminue la force que la chaussure doit vaincre pour faire pivoter latéralement la fixation, et être libérée le cas échéant. Cette diminution compense l'augmentation des frottements entre la chaussure et le ski qui est induite par cette force verticale vers le bas.
Une platine 247 est par ailleurs intercalée entre l'embase 237 et la surface supérieure 204 du ski 202. La platine 247 est par exemple solidarisée au ski par les vis qui retiennent le pivot 203 au ski. Dans sa partie arrière, dans la zone du palpeur 233, la platine 247 présente un évidement 248. A l'intérieur de cet évidement 248 s'étend une couche de matériau amortissant 250. De préférence, cette couche s'étend dans la partie arrière de l'évidement 248, au moins dans la zone du bord arrière 239 du palpeur 233. La figure 15 représente des nervures 249 dans le logement 248. Ces nervures assurent le maintien en position de la couche 250.
L'épaisseur de la couche 250 est supérieure à la profondeur de l'évidement 248. De cette façon, l'embase 237 est sensiblement précontrainte vers le haut par la couche 250.

Dans un mode préférentiel de réalisation, immédiatement en arrière du repli 238, la platine 247 présente un rebord 251 , dont la face antérieure 252 sensiblement verticale constitue un appui pour la partie arrière de la couche 250.
Egalement, dans un mode préférentiel de réalisation, l'évidement 248 est longé latéralement par deux bords 254 et 255, sur lesquels l'embase 237 vient s'appuyer au-delà d'une compression déterminée de la couche 250.
La figure 16 illustre le fonctionnement du mécanisme de compensation. Dans cette figure, la chaussure exerce, relativement au ski, une force F, par l'intermédiaire du palpeur 233, et l'on suppose que l'énergie résultant de cette force est intégralement absorbée par la couche de matériau 250. Cette couche 250 est aplatie, jusqu'à ce que l'embase 237 vienne au contact des bords 254 et 255 de la platine 247. En outre, la couche 250 est retenue dans sa partie arrière par la face verticale 252 du rebord 251. De ce fait, le matériau 250 travaille principalement la compression, et travaille peu au cisaillement. On obtient ainsi des caractéristiques d'amortissement avantageuses. Ces caractéristiques peuvent être modifiées en faisant varier la distance entre la face 252 et la partie arrière de la couche 250.
Dans la figure 17, on suppose, également pour faciliter la compréhension, que la chaussure exerce, relativement au ski, par l'intermédiaire du palpeur 233, une force P qui n'a pas d'influence sur la couche de matériau amortissant 250, et qui est entièrement transmise au levier 220. Dans ce cas, la plaque de support 233 bascule autour du bord arrière 239 du palpeur 213, ce qui provoque par ailleurs un pivotement, dans le sens horaire, du levier 220, et un basculement vers le haut de la mâchoire 210, ainsi que cela a été décrit précédemment.
Dans la pratique, selon la nature des sollicitations que la chaussure exerce relativement au ski, le fonctionnement du mécanisme de compensation est une combinaison des deux modes de fonctionnement qui ont été décrits par rapport aux figures 16 et 17. Ainsi, les sollicitations qui existent entre la chaussure et le ski selon une direction verticale, sont ou bien absorbées par la couche de matériau amortissant 250, ou bien sont transmises au levier 220.
Comme les moyens de filtrage et les moyens de compensation fonctionnent de manière indépendante, une sollicitation de la chaussure relativement au ski peut ou bien être absorbée et filtrée par la couche 250, ou bien être transmise par le levier 220, ou bien être en partie filtrée et en partie transmise au levier 220.
Naturellement, la présente description n'est donnée qu'à titre indicatif, et l'on pourrait adopter d'autres mises en oeuvre de l'invention sans pour autant sortir du cadre de celle-ci.