Some content of this application is unavailable at the moment.
If this situation persist, please contact us atFeedback&Contact
35. (FR3066376) LINGETTE DETERGENTE HUMIDE
Note: Text based on automatic Optical Character Recognition processes. Please use the PDF version for legal matters
La présente invention concerne des lingettes détergentes humides imprégnées d’une solution détergente enzymatique. Ces lingettes trouvent une application particulière dans le domaine du nettoyage et de la désinfection dans le domaine hospitalier et médical, notamment de surfaces dures ainsi que de matériels et instruments médicaux, comme par exemple d’endoscopes.
Les lingettes humides détergentes sont aujourd’hui largement utilisées dans le domaine médical et hospitalier pour le nettoyage simple et rapide de surfaces dures telles que par exemples plans de travail, et matériels et instruments médicaux. Généralement, ces lingettes sont imprégnées d’une solution détergente contenant un ou plusieurs tensioactifs et éventuellement un agent antimicrobien comme par exemple un sel d’ammonium quaternaire. De telles lingettes sont par exemple commercialisées par la Demanderesse sous la dénomination WIP’ANIOS®.
La demande de brevet WO 00/37602 Al décrit une composition détergente enzymatique comprenant un tensioactif non-ionique ou un mélange de tensioactifs non-ionique et anionique, une protéase, une amylase et éventuellement une lipase ainsi qu’un système stabilisant l’activité enzymatique pour le nettoyage de taches de sang et autres taches organiques. Les stabilisants de l’activité enzymatiques cités dans la demande de brevet sont les sels de calcium, les alcools linéaires ou branchés comme l’éthanol ou l’isopropanol, les alkanolamines comme la triéthanolamine, des acides notamment organiques et des distillats de pétrole. La composition détergente enzymatique peut être incorporée dans des lingettes emballées à l’unité. Toutefois, la demande de brevet ne décrit aucun mode de réalisation concret d’une lingette imprégnée de la composition détergente enzymatique. Elle se réfère simplement au brevet US 4,998,984 qui préconise l’utilisation d’une lingette biodégradable.
Il est également connu que les glycols et autres polyols, notamment la glycérine permettent de stabiliser des compositions détergentes enzymatiques. Toutefois, ceux-ci présentent le désavantage de générer des traces grasses sur les surfaces traités.
Durant ses recherches, la Demanderesse a constaté que le choix du matériau de la lingette avait une influence considérable sur la stabilité et notamment l’activité enzymatique de la solution détergente. Il est ainsi du mérite de la Demanderesse d’avoir mis au point au fruit de nombreuses recherches une lingette détergente humide imprégnée d’une solution détergente comprenant au moins une protéase, au moins une amylase et au moins une lipase, qui reste stable dans le temps, dans laquelle l’activité enzymatique des différentes enzymes est préservée et qui ne laisse pas de traces grasses sur les surfaces traitées.
Un objet de l’invention est donc une lingette détergente humide constituée d’un support non tissé imprégné d’une solution détergente, la solution détergente comprenant une protéase, une lipase et une amylase, caractérisée en ce que le support non tissée comprend des fibres de polyester.
Contre toute attente, le choix d’un support non tissé comprenant des fibres de polyester, notamment de polyéthylène téréphtalate, permet d’une part une bonne imprégnation avec la solution détergente et d’autre part le maintien d’une bonne activité enzymatique dans le temps. Dans un mode de réalisation particulièrement avantageux, la lingette est constituée de fibres de polyester, de préférence de fibres de polyéthylène téréphtalate. Le maintien de l’activité enzymatique grâce à la présence de fibres de polyester, dispense l’homme du métier de l’ajout de glycols ou autre polyol, notamment de glycérine à ces fins et évite ainsi les traces grasses sur les surfaces traitées. Dans un mode de réalisation, la solution détergente est donc exempte de glycol et/ou de glycérine.
La lingette peut être un non-tissé ou un tissé. De préférence, on utilisera un non-tissé. Ainsi, dans un mode de réalisation particulièrement préféré, la lingette est une lingette non-tissé en polyéthylène téréphtalate, c’est-à-dire constituée de fibres de polyéthylène téréphtalate. En effet, ce type de lingette permet non seulement une imprégnation homogène et stable de la solution détergente mais aussi de maintenir l’activité enzymatique de la solution détergente dans le temps.
Le taux d’imprégnation des lingettes avec la solution détergente est avantageusement de 100 à 500 % en poids, de préférence de 200 à 400 % en poids et plus préférentiellement d’environ 300 % en poids par rapport au poids sec des lingettes.
La solution détergente avec laquelle la lingette est imprégnée comprend au moins une protéase, au moins une lipase et au moins une amylase. Elle a avantageusement une teneur en protéase de 0,001 à 0,5% en poids par rapport au poids total de la composition, de préférence de 0,01 à 0,1% en poids par rapport au poids total de la composition, de préférence encore de 0,03 à 0,07% en poids par rapport au poids total de la composition, plus préférentiellement d’environ 0,05% en poids par rapport au poids total de la composition. La teneur en lipase est avantageusement de 0,001 à 0,5% en poids par rapport au poids total de la composition, de préférence de 0,01 à 0,1% en poids par rapport au poids total de la composition, de préférence encore de 0,03 à 0,07% en poids par rapport au poids total de la composition, plus préférentiellement d’environ 0,05% en poids par rapport au poids total de la composition. La teneur en amylase est avantageusement de 0,001 à 0,5% en poids par rapport au poids total de la composition, de préférence de 0,01 à 0,1% en poids par rapport au poids total de la composition, de préférence encore de 0,03 à 0,07% en poids par rapport au poids total de la composition, plus préférentiellement d’environ 0,05% en poids par rapport au poids total de la composition.
Etant donné que les principaux composants des tissus biologiques qui constituent des souillures majeures dans le domaine hospitalier et médical sont des protéines, lipides (triglycérides) et polymères glucidiques (glycogène), le cocktail tri-enzymatique de la composition détergente aqueuse concentrée de l’invention hydrolysera simultanément les trois cibles et donc en facilitera la détergence. En plus de ces trois types d’enzymes, la solution détergente peut également comprendre une mannanase.
La solution détergente peut également comprendre un ou plusieurs tensioactifs. Ces tensioactifs sont de préférence choisis parmi les tensioactifs non-ioniques, amphotères et leurs mélanges. Des exemples non-limitatifs de tensioactifs non-ioniques comprennent les alkylpolyglucosides, les alkylpolypentosides, les oxydes d’amines, les polyglycosides, les glucamides, les alcools gras polyalcoxylés, notamment polyéthoxylés, et les esters d'acides gras éthoxylés. Des exemples non limitatifs de tensioactifs amphotères comprennent les cocamidopropylbétaines. De préférence, le ou les tensioactifs sont choisis parmi les tensioactifs non-ioniques, plus préférentiellement parmi les alcools gras polyalcoxylés, notamment polyéthoxylés, et les oxydes d’amines, notamment les oxydes d’alkyl amines, tels que l’oxyde de diméthyl laurylamine.
Le ou les tensioactifs sont avantageusement contenus dans la solution détergente dans une quantité de 0,001 à 2 %, de préférence de 0,01 à 1% et plus préférentiellement encore de 0,025 à 0,5 % en poids par rapport au poids total de la composition.
La solution détergente peut contenir également un agent chélatant, notamment biodégradable. L’agent chélatant biodégradable est de préférence choisi parmi l’acide méthylglycine diacétique (MGDA) et un iminodisuccinate (IDS), notamment l’iminodisuccinate tétrasodique. Plus préférentiellement encore, l’agent chélatant biodégradable est de l’acide méthylglycine diacétique (MGDA). Sans vouloir être liés par une quelconque théorie, les inventeurs pensent que l’agent chélatant mis en œuvre dans la présente invention ne sert pas uniquement à l’adoucissement de l’eau mais aussi à complexer de manière particulièrement efficace des ions métallique bi- et trivalents, notamment Ca2+, Le3+, Le2+ et Cu2+, contenus dans les résidus protéiques retrouvés typiquement sur les instruments chirurgicaux et/ou médicaux. Il semblerait que ces agents chélatants séquestrent ces ions métalliques ce qui déstabilise la structure tertiaire des protéines et les rends plus facilement hydrolysables.
La composition utilisée conformément à l’invention a avantageusement une teneur en agent chélatant de 0.001 à 2% en poids par rapport au poids total de la composition, de préférence de 0,01 à 1% en poids par rapport au poids total de la composition, plus préférentiellement de 0,1 à 0.5% en poids par rapport au poids total de la composition, plus préférentiellement encore d’environ 0,27% en poids par rapport au poids total de la composition.
La composition détergente aqueuse concentrée est avantageusement exempte de tout agent chélatant non bio-dégradable, notamment d’acide éthylène-diamine-tétraacétique (EDTA), acide diéthylène-triamine-pentaacétique (DTPA), phosphates et polyphosphates. Avantageusement, la composition détergente aqueuse concentrée est également exempte de tout agent chélatant classé réprotoxique tel que l’acide nitrilotriacétique et son sel de sodium (NTA).
Dans un mode de réalisation, la composition détergente aqueuse concentrée est également exempte d’hydroxydes alcalins et alcalinoterreux.
La solution détergente est de préférence une solution aqueuse. Sa teneur en eau est avantageusement de 90,0 à 99,997 % en poids par rapport au poids total de la composition, de préférence de 95,0 à 99,9 % en poids par rapport au poids total de la composition, plus préférentiellement de 97,0 à 99,5% en poids par rapport au poids total de la composition et plus préférentiellement encore de 98,0 à 99,0% en poids par rapport au poids total de la composition.
La solution détergente peut également comprendre un ou plusieurs agents désinfectants. Dans ce cas la lingette n’est plus seulement détergente mais aussi désinfectante. Des exemples d’agents antimicrobiens utiles pour la présente invention, comprennent, sans pour autant y être limités, les sels d’ammonium quaternaires, les amines portant au moins un groupe alkyle en C8 à C20, le digluconate de chlorhexidine, le polyhexaméthylène biguanide (PHMB) ou l’un de ses sels. De préférence, le ou les agents antimicrobiens sont choisis parmi les sels de didécyldiméthylammonium, les sels de didécylméthylpolyoxyéthyl ammonium, les sels de benzalkonium, les sels de benzéthonium, les sels de methylbenzethonium, les sels de cetalkonium, les sels de cetylpyridinium, les sels de cetrimonium, la laurylamine, la N-(3-aminopropyl)-N-dodécylpropane-l,3-diamine et le N-alkyl(C12-C14)-l,3-diaminopropane, plus préférentiellement parmi le chlorure de didécyldiméthylammonium, le carbonate de didécyldiméthyl ammonium, le propionate de didécylméthylpolyoxyéthyl ammonium, le chlorure de benzalkonium, le chlorure de benzéthonium, le chlorure de méthylbenzéthonium, le chlorure de cétalkonium, le chlorure de cétylpyridinium, le chlorure de cétrimonium, la laurylamine, la N-(3-aminopropyl)-N-dodécylpropane-l,3-diamine et le N-alkyl(C12-C14)-l,3-diaminopropane, et plus préférentiellement encore parmi le chlorure de didécyldiméthylammonium, le carbonate de didécyldiméthyl ammonium, le propionate de didécylméthylpolyoxyéthyl ammonium, la laurylamine, la N-(3-aminopropyl)-N-dodécylpropane-l,3-diamine et le N-alkyl(C 12-C14)-1,3-diaminopropane. Dans un mode de réalisation particulier le ou les agents antimicrobiens sont choisis parmi le chlorure de didécyldiméthylammonium, le carbonate de didécyldiméthyl ammonium, la N-(3-aminopropyl)-N-dodécylpropane-l,3-diamine et le N-alkyl(C 12-C 14)-1,3 -diaminopropane.
La quantité d’agent désinfectant sera facilement adaptée par l’homme du métier en fonction du ou des agents désinfectants mis en œuvre. Dans le cas d’un sel d’ammonium quaternaire, la quantité de celui-ci dans la solution détergente est avantageusement de 0,01 à 2% en poids par rapport au poids total de la composition, préférentiellement de 0,1 à 1% en poids par rapport au poids total de la composition, plus préférentiellement de 0,2 à 0,5% par rapport au poids total de la composition.
La solution détergente peut également comprendre un agent conservateur. L’agent conservateur peut être choisi parmi les agents conservateurs habituellement utilisés, comme par exemple le 5-chloro-5-méthyl-4-isothiazoline-3-one, le 2-méthyl-4-isothiazolin3-one, l’acide p-hydroxybenzoïque et ses esters de méthyl, le sodium 2-pyridinethiol-1-oxide, le 5-bromo-5-nitro-l,3-dioxane et l’acide salicylique, l’alcool benzylique et le benzoate de sodium. Ces agents conservateurs permettent d’éviter une contamination microbienne et fongique en apportant un effet bactériostatique et fongistatique.
La solution détergente peut en outre comprendre d’autres adjuvants tels que par exemple des agents stabilisants tels que des agents anti-oxydants et/ou des agents anti-UV, et/ou des agents dispersants et/ou des agents anti-mousse. Les agents dispersants peuvent par exemple être des acides des homo-, co- ou terpolymères à base d'acide acrylique ou des sels de métaux alcalins de ceux-ci (polyacrylates).
La lingette selon l’invention est particulièrement avantageuse pour le nettoyage et/ou la désinfection d’objets ayant une surface dure, tels que des instruments et dispositifs médicaux ainsi que des surfaces de travail. Les instruments et dispositifs médicaux au sens de la présente invention comprennent notamment les endoscopes sans canal interne tels que nasofibroscopes et sonde transœsophagiennes, les générateurs d’hémodialyse, les sondes ultrasoniques et les thermomètres électroniques.
Aussi, un second objet de l’invention est l’utilisation de la lingette décrite ci-dessus pour le nettoyage et/ou la désinfection d’objets ayant une surface dure, tels que des instruments et dispositifs médicaux et des surfaces de travail. L’invention concerne également un procédé de nettoyage et de désinfection d’un objet ayant une surface dure, tels que des instruments et dispositifs médicaux et des surfaces de travail, comprenant les étapes suivantes :
a) Lournir une lingette telle que défini ci-dessus ;
b) Essuyer la surface dure dudit objet avec ladite lingette ; et
c) Eventuellement rinçage de la surface dure avec de l’eau, de préférence avec de l’eau déminéralisée.
En résumé, la présente invention fournit une lingette détergente et/ou désinfectante enzymatique qui permet de s’affranchir de l’utilisation d’agent stabilisant de type glycol ou polyol, notamment de glycérine. Grâce à l’utilisation d’un support non tissé comprenant des fibres de polyester, notamment de polyéthylène téréphtalate, ces agents stabilisants ne sont plus nécessaires pour préserver l’activité enzymatique et donc le pouvoir nettoyant vis-à-vis de souillures organiques de la solution détergente. L’invention sera maintenant décrite à l’aide d’exemples non limitatifs de réalisation de l’invention.
EXEMPLES
Exemple 1 : Préparation de solutions détergentes enzymatiques
Les solutions détergentes et désinfectantes S1 à S6 dont les formules (en % en poids par rapport au poids total de la solution) sont données au tableau 1 ont été préparées par mélange des ingrédients dans l’ordre suivant. SI à S5 : Eau déminéralisée, Triton M, Genamin LAP 100, Mergital D8, Carboquat HE, Lutropur MSA, enzymes. S6 : Eau déminéralisée, Bardac 22/40, Genamin LAP 100, , Ammonyx LO, Bar, Lutropur MSA, enzymes.
Pour la préparation des échantillons, les ingrédients sont ajoutés les uns après les autres sous une faible agitation, l’agitation est maintenue pendant un temps de contact de 30 minutes après l’ajout du dernier ingrédient.
Tableau 1
Exemple 2 : Stabilité des solutions détergentes enzymatiques
Pour l’étude de stabilité des solutions détergentes, les solutions SI et S2 (Exemple 1) seules ainsi que des lingettes imprégnées de ces solutions (une solution détergente par lot de lingettes) ont été placées à 30 °C durant 8 semaines et les stabilités enzymatiques ont été suivies au cours du temps. La stabilité des protéases est effectuée par électrophorèse et celle des autres enzymes par chromatographie sur couche mince. L’électrophorèse sur gel de polyacrylamide permet la détection des peptides ou des protéines. Ces derniers, après avoir été chargés négativement par une solution de SDS, sont déposés sur le gel de polyacrylamide placé dans un milieu électrolytique puis soumises à une Différence de Potentiel (DDP). Les molécules sont alors soumises à 2 effets antagonistes : - plus la masse moléculaire de la protéine ou du peptide est importante et plus la molécule se charge négativement, les grosses molécules sont donc davantage sensibles à la DDP appliquée.
- plus la taille des molécules est importante et plus elle aura de difficultés à migrer au sein de la matrice de gel.
Après migration, les protéines et peptides sont révélés par exposition dans une solution colorante suivie d’une décoloration.
Après mise en contact d’une solution d’albumine avec la solution enzymatique et réalisation de l’électrophorèse, la présence de molécules de petite taille atteste d’une activité protéasique.
La chromatographie sur couche mince (CCM) repose sur des phénomènes d’adsorption, de partage et/ou d’échange d’ions.
La CCM comporte deux phases :
- La phase mobile (éluant) est un solvant ou un mélange de solvants qui progresse le long de la phase stationnaire.
- La phase stationnaire est constituée d’un gel de silice étalé de manière homogène en couche mince sur une feuille semi rigide.
Le principe est le suivant :
les molécules se séparent par migration différentielle. Chacune d'entre elles est soumise à deux effets antagonistes : effet d’entrainement exercé par la phase mobile et effet de rétention exercé par la phase stationnaire ;
les constituants du mélange se déplacent à des vitesses différentes et sont séparés.
Après migration, les composés sont révélés par des réactions colorées suivants les principes actifs. L'identification est rendue possible grâce à des témoins déposés dans les mêmes conditions que les principes actifs inconnus.
Chaque principe actif est caractérisé par son Rf rapport de la distance de migration du spot à la distance de migration du front du solvant.
Après mise en contact d’une solution de glycogène (activité amylasique) ou de triglycéride (activité lipasique) avec la solution enzymatique et réalisation de la chromatographie sur couche mince, la présence de molécules issues de l’hydrolyse du glycogène et du triglycéride atteste respectivement d’une activité amylasique et lipasique.
Les lingettes suivantes disponibles commercialement ont été sélectionnées pour l’étude : 100% viscose 100% PET (polyéthylène téréphtalate) - Viscose / cellulose / PES liant acrylique - 70% viscose / 30% polyester 100% polypropylène.
Les lingettes en polypropylène n’ont pas pu être imprégnées. Les quatre types de lingette restants ont été imprégnés avec l’ensemble des solutions.
Les stabilités enzymatiques de chaque formule ont été suivies régulièrement :
Sur les solutions d’imprégnation placées à 30°C,
Sur les solutions désorbées des lingettes placées à 30°C après imprégnation.
Les résultats sont reportés dans les tableaux 2 (solution SI) et 3 (solution S2) ci-dessous.
Tableau 2
+ = bonne stabilité ; -/+ = stabilité partielle ; - = stabilité insuffisante
Tableau 3
+ = bonne stabilité ; -/+ = stabilité partielle ; - = stabilité insuffisante
Après désorption des solutions imbibées sur les lingettes contenant de la viscose, la présence de substances extraites des lingettes a été notée dans la solution désorbée. Celles-ci ont entraîné des interférences lors de la mise en évidence des activités enzymatiques et l’interprétation des résultats n’a pas été possible.
En ce qui concerne les quatre autres types de lingette, on constate une bonne stabilité des amylases quelle que soit la nature des protéases après imprégnation sur lingettes en PET ou en viscose/cellulose/PES. La lipase n’est pas stable en solution mais l’imprégnation sur les lingettes en PET ou en viscose/cellulose/PES permet d’améliorer la tenue. Enfin, la mannanase est stable quelle que soit la protéase après imprégnation sur des lingettes en PET. Une dégradation des lingettes en viscose/cellulose/PES et des lingettes en viscose/polyester est suspectée. Les meilleurs résultats ont été obtenus avec les lingettes 100% PET.
Exemple 3 : Capacité de restitution des lingettes
La capacité de restitution de la solution d’imprégnation des lingettes en PET (100%), en viscose-cellulose-PES (liant de base acrylique) et en viscose/ polyester (70/30) a été déterminé de la façon suivante.
Les différentes lingettes ont été imprégnées à 300% avec chacune des solutions SI et S5. Puis les lingettes ont été pressées au moyen d’une seringue d’une capacité de 50 ml (une lingette par seringue) afin de récupérer le jus d’imprégnation et mesurer l’activité protéolytique des solutions avec pour référence la solution ayant servi à l’imprégnation.
Le meilleur taux de restitution est obtenu sur la lingette en PET quelle que soit la formule.
Exemple 4 : Stabilité enzymatique et activité biocide de la Solution détergente et désinfectante S6
Des lingettes 100% PET ont été imprégnées de 300 % en poids de la solution détergente et désinfectante S6. L’étude de la stabilité enzymatique a été effectuée sur les solutions désorbées (désorption à l’aide d’une seringue telle que décrite à l’exemple 3) des lingettes ayant préalablement subi un vieillissement accéléré de 8 semaines à 30°C.
La stabilité des enzymes est décrite dans le tableau 4 suivant :
Tableau 4
+ = bonne stabilité ; -/+ = stabilité partielle ; - = stabilité insuffisante L’étude de l’activité biocide a été effectuée sur les solutions désorbées (désorption à l’aide d’une seringue telle que décrite à l’exemple 3) des lingettes. L’activité biocide des solutions S6 désorbées a été déterminée selon les normes EN 13727 et EN 16615 pour l’activité bactéricide et EN 13624 et EN 16615 pour l’activité levuricide. Les résultats sont présentés au tableau 5 ci-dessous.
Tableau 5